• Les interventions de la justice mauricienne dans la gouvernance d'AFRINIC ont créé une insécurité juridique persistante.
  • L'annulation du vote de juin 2025 et les administrateurs provisoires nommés par le tribunal mettent en lumière les défis de la gouvernance des membres.

Conflits de gouvernance persistants et incertitudes juridiques à l'AFRINIC

AFRINIC, le registre Internet régional pour l'Afrique, reste enfermé dans une crise de gouvernance prolongée. Les archives publiques des tribunaux mauriciens et les propres dossiers d'AFRINIC confirment des conflits en cours sur les élections du conseil d'administration, les administrateurs provisoires nommés par la justice et l'annulation d'un vote de juin 2025. Des déclarations de l'ICANN ont souligné l'incertitude juridique créée lorsqu'un tribunal mauricien a prolongé le mandat d'un administrateur provisoire et annulé les résultats des élections. Dans ce contexte, certains rapports ont fait circuler des allégations selon lesquelles des avocats ayant des antécédents disciplinaires pourraient conseiller des parties au conflit. Ces allégations semblent provenir de références ambiguës à des « consultants juridiques seniors » ou à des personnes précédemment révoquées de leurs fonctions d'administrateur de société, ce qui est distinct d'une radiation formelle par un organisme professionnel juridique.

Lire aussi: AFRINIC affirme que son site « n'a pas été piraté » dans un contexte de préoccupations électorales
Lire aussi: Les risques à long terme d'une impasse juridique pour la croissance de l'internet en Afrique

Implications pour l'État de droit et la gouvernance des membres

La décision de Maurice d'annuler une élection fondée sur les membres et de donner le pouvoir à un administrateur provisoire nommé par le tribunal soulève de graves questions constitutionnelles en vertu de la loi mauricienne sur les sociétés (Companies Act), qui régit les entités à but non lucratif comme AFRINIC. Les observateurs avertissent que lorsque l'instruction gouvernementale outrepasse les votes des membres, le principe fondamental de la gouvernance ascendante de l'internet est compromis, créant un précédent dangereux pour les autres registres Internet régionaux.

Pour les membres d'AFRINIC, la priorité reste de rétablir des élections légales, de réaffirmer la conformité avec la loi sur les sociétés et de veiller à ce que toute représentation juridique — qu'elle soit interne ou externe — réponde aux normes réglementaires professionnelles. Au-delà des références aux avocats radiés, le problème plus large et documenté est l'érosion des garanties de l'État de droit dans l'infrastructure Internet critique de l'Afrique.