- The Guardian a annoncé qu'il se retire de la plateforme sociale X, invoquant son incapacité à endiguer le racisme et la désinformation
- Cette décision reflète le mécontentement des organisations de presse vis-à-vis des politiques de gestion des contenus de la plateforme
Ce qui s'est passé
L'éditeur de presse britanniqueThe Guardiana annoncé mercredi 13 novembre qu'il ne publiera plus surX, citant des « contenus perturbants » sur la plateforme de médias sociaux, notamment du racisme et des théories du complot.
The Guardian possède plus de 80 comptes sur X, avec environ 27 millions d'abonnés. La publication a clairement indiqué que la prolifération de contenus racistes et de théories du complot sur la plateforme avait rendu l'environnement inacceptable. Dans un éditorial publié sur son site Web, The Guardian a déclaré: « Nous pensons que les avantages d'être sur X sont surpassés par les inconvénients, et nous pouvons mieux utiliser nos ressources pour promouvoir notre journalisme ailleurs. »
Ce mouvement fait suite aux changements dans les politiques de gestion de X, notamment après l'acquisition parElon Musk, qui a entraîné un affaiblissement du système de modération des contenus de la plateforme. L'industrie des médias suit de près cette évolution, car elle pourrait inciter davantage d'organisations de presse à réévaluer leurs relations avec les plateformes de médias sociaux.
À lire aussi:The Guardian ne publiera plus sur X d'Elon Musk depuis ses comptes officiels
À lire aussi:The Guardian quitte la plateforme de médias sociaux X, citant le racisme et les théories du complot
Pourquoi c'est important
La décision de The Guardian de quitter X n'est pas seulement une réponse à la mauvaise gestion des contenus de la plateforme. Elle reflète également les défis croissants de la gouvernance des contenus sur les plateformes de médias sociaux dans le monde entier. Alors que les plateformes sociales continuent d'étendre leur influence sur la liberté d'expression et la circulation de l'information, la question de savoir comment trouver un équilibre entre la protection des utilisateurs contre les contenus nuisibles et la liberté d'expression est devenue une préoccupation urgente.
En l'absence ou l'inefficacité de la gestion de la plateforme, le fait que des organisations de presse comme The Guardian choisissent de se retirer constitue en réalité une prise de parole au nom de l'ensemble du secteur. Cela revient à demander à la plateforme d'assumer une plus grande responsabilité sociale.
Ce phénomène ne se limite pas aux grandes organisations comme The Guardian. Les petites entreprises et les créateurs indépendants sont également confrontés à des défis similaires. Par exemple, des personnes ont récemment critiqué des plateformes de créateurs commePatreonpour ne pas avoir traité de manière adéquate la désinformation et les contenus malveillants sur leurs plateformes. Les petites entreprises se retrouvent souvent à la périphérie de la gouvernance des contenus. Elles manquent de ressources et d'influence pour lutter contre la diffusion de contenus pilotée par les algorithmes des grandes plateformes. Pour ces petites entreprises, une mauvaise gouvernance de la plateforme affecte non seulement leur réputation, mais peut également avoir un impact sur leurs revenus commerciaux. Par conséquent, la décision de The Guardian sert d'avertissement important pour les petites entreprises. Une gestion inefficace des contenus sur les plateformes pourrait devenir un obstacle majeur à la croissance de leur activité en ligne.