La GSMA critique la proposition de Digital Networks Act (loi sur les réseaux numériques) de la Commission européenne, estimant qu’elle ajoute de la complexité au lieu de simplifier la réglementation. L’association de l’industrie mobile affirme que le DNA actuel est insuffisant en matière d’incitations à l’investissement et de compétitivité mondiale. Ce qui s’est passé: la GSMA exprime ses inquiétudes concernant le Digital Networks Act de la CE.
La GSMA, l’association professionnelle mondiale représentant les opérateurs de réseaux mobiles, a vivement critiqué le Digital Networks Act (DNA) de la Commission européenne, avertissant que le cadre proposé pourrait compromettre les investissements dans les infrastructures de télécommunications en Europe. La réponse, publiée peu après que la Commission a dévoilé la législation tant attendue le 20 janvier 2026, a rapidement attiré l’attention des opérateurs, des décideurs politiques et des fournisseurs de technologies.
Selon la GSMA, le DNA ne parvient pas à apporter la réforme décisive que beaucoup dans le secteur attendaient pour relever les défis structurels des télécoms en Europe. Alors que la Commission a présenté le DNA comme une étape vers une réglementation plus simple et plus harmonisée, la GSMA soutient qu’il introduit au contraire des règles sectorielles, de nouveaux organismes administratifs et des obligations de reporting supplémentaires. L’association a qualifié cette approche de « complexification » réglementaire plutôt que de simplification.
La GSMA a également averti que la proposition ne répond pas de manière adéquate aux obstacles de longue date à l’échelle et à l’investissement qui ont ralenti le déploiement des réseaux 5G autonomes et pourraient affaiblir la position de l’Europe alors que l’industrie s’oriente vers la 6G. Elle a critiqué des éléments tels que les processus de conciliation volontaires entre les opérateurs et les grands générateurs de trafic, estimant qu’ils manquent de force pour rééquilibrer le pouvoir de négociation.
Bien qu’elle se félicite de certaines mesures, notamment les avancées vers une politique du spectre plus harmonisée et le « passeport unique » proposé pour l’enregistrement des services paneuropéens, la GSMA a déclaré que l’ensemble du paquet reste évolutif, et non transformationnel, et qu’il est loin de ce qui est nécessaire pour restaurer la compétitivité numérique de l’Europe. À lire aussi: La GSMA appelle à une planification urgente du spectre pour soutenir la 6G. À lire aussi: La demande de services d’IA et de cloud en Europe atteint de nouveaux sommets au T4 2025.
Pourquoi c’est important La réaction de la GSMA souligne un fossé croissant entre les opérateurs télécoms et les régulateurs européens concernant le retour sur investissement des réseaux. Les régulateurs continuent de donner la priorité à la sécurité et à la protection des consommateurs, tandis que les opérateurs affirment que le cadre actuel sous-évalue le déploiement de réseaux à forte intensité de capital.
Le déploiement de la fibre, de la 5G autonome et des futurs réseaux 6G nécessite des investissements soutenus de plusieurs milliards d’euros, mais la croissance des revenus reste limitée par la fragmentation des marchés et la pression réglementaire. Pour l’écosystème technologique au sens large, y compris les fournisseurs de cloud, les hyperscalers et les fournisseurs de services aux entreprises, un ralentissement des investissements dans les réseaux pourrait directement affecter la qualité des services, l’innovation et la croissance. Le DNA était destiné à redéfinir la relation entre les régulateurs et les constructeurs de réseaux.
Au lieu de cela, la réponse de l’industrie suggère que la confiance reste fragile, avec des implications significatives pour les ambitions numériques de l’Europe.

