• Un expert-comptable contrôle désormais le registre internet régional africain
  • L’audience de juillet déterminera si la mise sous séquestre a restauré ou affaibli la gouvernance

Les faits

Gowtamsingh Dabee a bâti sa carrière dans la comptabilité, l’audit et l’insolvabilité, et non dans la gouvernance d’internet. Il est devenu le séquestre officiel d’AfriNIC après que le litige du registre avec Cloud Innovation a contribué au gel des comptes bancaires, aux démissions du conseil d’administration, à la vacance du poste de PDG et à la paralysie opérationnelle. Le tribunal a placé AfriNIC sous séquestre en septembre 2023, et Dabee a été officiellement nommé en février 2025 pour rétablir la gouvernance, organiser une élection du conseil et restituer le registre à sa communauté.

Au lieu de cela, les procédures de nomination ont été contestées, des lignes directrices ont été publiées puis retirées, une élection a été programmée et annulée, et les règles de remplacement ont été contestées en justice. L’ICANN a ajouté une pression supplémentaire par des avis publics et une intervention judiciaire concernant le statut des membres et le comité de nomination.

L’évaluation

L’association inhabituelle est le point central: un praticien de la faillite dirige l’institution qui alloue les adresses IP à travers l’Afrique. L’expérience comptable de Dabee n’était pas disqualifiante en soi; les séquestres sont censés gérer les processus, pas la politique. Le problème est la dérive de ce rôle. AfriNIC avait déjà des statuts et un mandat judiciaire, mais la gestion par Dabee du comité de nomination, des lignes directrices électorales et des règles de vote a transformé une mise sous séquestre procédurale en une refonte de la gouvernance. Chaque ajustement a été présenté comme une correction.

Ensemble, ils ont donné à AfriNIC l’apparence d’une institution moins autonome, davantage gérée par les tribunaux et de plus en plus exposée aux pressions extérieures.

À surveiller

L’audience de juillet sur la conduite des élections par Dabee est le prochain test. Il s’agira de voir si le tribunal considère ses changements de règles comme une administration légale, un détournement de mandat ou un échec de la mise sous séquestre d’AfriNIC.