Résumé

  • Pour la bourse APRICOT 2027, le dossier doit être rédigé avec les mots du candidat. Les outils d’IA, chatbots et grands modèles de langage ne peuvent ni l’écrire ni en produire une part substantielle.
  • Le comité privilégie des exemples précis et vérifiables d’exploitation de réseaux et d’engagement technique local, plutôt qu’une description générale de poste ou une simple adhésion à un groupe.
  • La clôture est fixée au 12 octobre à 23 h 59, heure de Hong Kong. Les sources publiques consultées ne décrivent ni détection de l’IA, ni procédure de vérification, ni décision concernant un candidat.

La consigne est explicite : un candidat doit écrire son dossier lui-même. La page d’éligibilité interdit d’utiliser des outils d’IA, des chatbots ou des grands modèles de langage — elle cite ChatGPT, Claude et Gemini — pour rédiger ou ébaucher substantiellement une candidature. Elle ajoute qu’un texte générique ou généré par l’IA comptera contre le dossier s’il ne reflète pas le vécu réel de la personne.

Cette règle figure dans l’appel à la bourse APRICOT 2027 relayé par APNIC Blog le 28 septembre. Le calendrier officiel fixe la date limite au 12 octobre 2026 à 23 h 59, heure de Hong Kong. L’examen des dossiers est prévu du 13 au 25 octobre, puis une période de clarification du 26 octobre au 5 novembre. Les invitations doivent commencer le 6 novembre. Les conditions indiquent que les décisions du comité de la bourse sont définitives et non négociables.

Le critère d’auteur s’inscrit dans une sélection plus large. Les candidats doivent résider dans une économie en développement d’Asie-Pacifique au sens de la définition du gouvernement australien et exercer activement des fonctions techniques liées à l’exploitation d’Internet. Les domaines cités comprennent l’ingénierie et la conception réseau, l’exploitation des réseaux et des systèmes. Il faut aussi exposer sa participation technique ou opérationnelle à la communauté locale, justifier l’expertise liée à une formation avancée choisie et montrer que les difficultés financières empêcheraient autrement la participation.

Le comité accorde un poids particulier aux tâches concrètes du quotidien plutôt qu’aux intitulés de poste généraux ; à l’implication réelle dans un NOG, un IXP, un CERT ou un groupe similaire, plutôt qu’à une adhésion passive ; ainsi qu’à une explication personnelle des raisons qui empêchent l’autofinancement ou la prise en charge par l’employeur. Le texte demande des détails précis et vérifiables. Les pages ne publient toutefois ni barème chiffré ni liste de pièces justificatives.

Il faut distinguer trois fonctions. Le système de candidature indique qu’un compte APNIC Login est nécessaire pour accéder au portail. C’est le contrôle d’accès. La règle « avec vos propres mots » porte sur l’auteur du récit. Enfin, le comité évalue les critères et choisit les boursiers. Dans les sources consultées, la connexion APNIC ne prouve ni l’identité de l’auteur du texte, ni l’expérience professionnelle, ni l’éligibilité.

Cette distinction évite deux raccourcis. On ne peut pas ramener l’interdiction à une demande vague d’usage « responsable » : le texte proscrit bien la rédaction ou l’ébauche substantielle par l’IA. Mais rien ne permet non plus d’affirmer que le comité utilise un détecteur, qu’un candidat a enfreint la règle ou qu’une candidature a été rejetée pour cette raison. Aucune candidature, décision, méthode de contrôle ou voie de recours ne figure dans les documents examinés. Ceux-ci ne précisent pas davantage le traitement de chaque aide à la rédaction susceptible de se trouver à la frontière de la règle.

Ils renvoient les questions au contact de soutien de la bourse.

Le critère annoncé est plus concret : le candidat peut-il décrire une responsabilité opérationnelle réelle, son travail dans une communauté technique locale et des détails vérifiables ? Une prose soignée mais interchangeable ne remplace pas ces éléments. Le candidat répond de la rédaction ; le comité APRICOT garde la décision de sélection.

Sources