Les acteurs concernés sont Google et le processus d'infrastructure publique français autour de Châteauroux. Le document public le plus solide est la page du projet CNDP pour le centre de données Google Ozans-Châteauroux et son raccordement électrique. Cette page situe le projet à Étrechet, dans l'Indre, en Centre-Val de Loire, identifie Google France et ses filiales avec RTE, et indique qu'une consultation préliminaire est en cours.

Le périmètre de contrôle est l'infrastructure physique d'IA: terrain, raccordement au réseau, tracés de fibre optique, permis locaux, réutilisation de la chaleur et consentement public. La CNDP indique que le projet couvrirait environ 195 hectares, comprendrait 8 à 10 bâtiments de centre de données, nécessiterait deux postes électriques, ainsi qu'une infrastructure de raccordement souterraine de 225 000 volts et aérienne de 400 000 volts.

Elle liste également les objectifs fournis par les promoteurs: demande à long terme de données, cloud et intelligence artificielle, capacité de souveraineté numérique française, et réutilisation de la chaleur résiduelle pour une partie des besoins de chauffage de Diors.

Google Cloud exploite déjà une région cloud à Paris, donc le projet de Châteauroux doit être lu comme un possible passage d'une présence cloud colocalisée en France vers une infrastructure industrielle détenue en propre. Cela change la question publique. Le développement économique local et la demande de calcul IA côtoient l'emprise foncière, le renforcement du réseau électrique, le phasage des constructions, les impacts sur l'eau et la chaleur, et l'examen de qui contrôle l'infrastructure numérique stratégique.

Les preuves disponibles étayent un projet proposé et un parcours de consultation, et non un ordre de construction final, une capacité finale, un budget complet ou une date d'ouverture garantie. La CNDP décrit une première phase en 2028-2029 pour un bâtiment de centre de données et le raccordement RTE 225 000 volts, suivie à partir de 2031 par la livraison progressive de sept à neuf bâtiments supplémentaires et de l'infrastructure RTE 400 000 volts supplémentaire.

Le point de vigilance est de savoir si la consultation, les travaux de réseau, les permis et l'acceptation locale transforment le projet en un campus de centre de données opérationnel contrôlé par Google en France.