- Google a retiré sa plainte de 2024 contre Microsoft Azure suite à l’ouverture d’une enquête sectorielle formelle de l’UE sur la domination du cloud.
- La commission pourrait désigner les principaux fournisseurs tels que Microsoft Azure et AWS comme « gatekeepers » en vertu du Digital Markets Act (DMA), les soumettant à des obligations plus strictes.
Que s’est-il passé: Google retire sa plainte dans le cadre d’une enquête élargie de l’UE sur le cloud
La filiale d’Alphabet, Google, a officiellement retiré une plainte antitrust de longue date contre l’offre cloud de son concurrent Microsoft, Azure. La plainte initiale de 2024 accusait Microsoft d’utiliser des pratiques de licence déloyales et de ventes liées pour verrouiller les clients sur sa plateforme cloud. Cette décision de retrait intervient une semaine seulement après que la Commission européenne (CE) a ouvert une enquête approfondie sur les pratiques concurrentielles dans le secteur du cloud computing, y compris un examen d’Azure et d’Amazon Web Services (AWS).
Le responsable des affaires gouvernementales et des politiques publiques de Google Cloud Europe a déclaré que ce retrait faisait suite à l’annonce de la CE, l’entreprise maintenant son engagement en faveur de l’ouverture et du choix sur les marchés du cloud. L’enquête examinera si des aspects structurels du marché du cloud renforcent la domination de quelques grands fournisseurs. Cela pourrait conduire à classer Microsoft et AWS comme gatekeepers au titre du DMA, ce qui imposerait un ensemble d’obligations réglementaires. Les estimations actuelles de parts de marché donnent AWS à environ 30 %, Microsoft autour de 20 % et Google environ 13 %.
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Pourquoi c’est important
Le retrait de Google ne marque pas un recul, mais plutôt un changement stratégique: faire confiance aux régulateurs pour imposer l’équité dans l’ensemble du secteur du cloud plutôt que de se battre sur des plaintes individuelles. Si la CE conclut qu’Azure ou AWS disposent d’un pouvoir de gatekeeper, cela pourrait remodeler le marché du cloud en Europe, en imposant des contrôles plus stricts sur la manière dont les services sont regroupés et vendus.
Pour les entreprises et les clients du cloud, cela pourrait conduire à un choix plus large et à des conditions de licence plus transparentes. Les petits fournisseurs de cloud pourraient avoir de meilleures chances de rivaliser, tandis que les grandes entreprises pourraient être confrontées à de nouvelles charges de conformité. Pour AWS et Microsoft, le risque est considérable: le statut de gatekeeper au titre du DMA pourrait limiter certaines de leurs pratiques commerciales, comme le regroupement de services cloud avec des licences logicielles.
Ce mouvement plus large souligne la surveillance réglementaire croissante de l’infrastructure cloud, considérée comme une technologie dorsale essentielle à l’ère de l’IA et de la transformation numérique. Alors que les services cloud sous-tendent tout, de l’informatique d’entreprise à l’infrastructure numérique nationale, la forme que prendra la réglementation aujourd’hui pourrait définir l’avenir de la concurrence mondiale dans le cloud.

