• Bouygues Telecom, le groupe Free-iliad et Orange confirment la reprise des discussions avec Altice en vue d'acquérir une grande partie de SFR et d'autres actifs télécoms français.
  • La due diligence a débuté début janvier 2026, mais aucun accord juridique ou financier contraignant n'a été conclu et un examen réglementaire important est à prévoir.

Que s'est-il passé: les opérateurs télécoms français relancent l'offre pour l'activité SFR d'Altice en France

Paris, 22 janvier 2026 — Trois des plus grands fournisseurs de télécommunications français —Bouygues Telecom, le groupe Free-iliad et Orange — ont confirmé être engagés dans des discussions renouvelées avec legroupe Alticeen vue d'une acquisition potentielle d'une part substantielle des activités télécoms françaises d'Altice, y compris le deuxième opérateur du pays, SFR.

Le consortium a publié une déclaration conjointe indiquant que les travaux de due diligence ont commencé début janvier 2026, mais a souligné qu'aucun accord définitif sur les conditions juridiques et financières n'a été conclu et que toute transaction serait soumise aux approbations habituelles de gouvernance et de réglementation.

Ce dernier développement fait suite à une offre non contraignante antérieure en octobre 2025, lorsque les trois opérateurs ont soumis une offre d'environ 17 milliards d'euros pour acquérir la plupart des actifs télécoms d'Altice France. Cette offre a été rejetée par les propriétaires d'Altice sans explication détaillée, et les observateurs du secteur ont suggéré qu'Altice pourrait chercher une valorisation plus élevée avant de s'engager.

Selon la structure précédente, Bouygues Telecom devait prendre une part plus importante des actifs, y compris les activités mobiles rurales et les opérations commerciales, tandis que Free et Orange se partageraient d'autres segments de clientèle et des participations dans les infrastructures. Un accord réussi réduirait probablement le nombre d'opérateurs de réseaux mobiles en France de quatre à trois, un changement qui pourrait attirer un examen rigoureux des autorités de la concurrence.

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Pourquoi c'est important

Cette offre relancée a attiré l'attention du secteur car elle représente l'une des consolidations stratégiques potentielles les plus importantes sur le marché européen des télécoms depuis des années. Les opérateurs sont sous pression pour accroître leurs investissements dans les réseaux dans des domaines tels que la couverture 5G, le haut débit fixe et les services numériques tout en maintenant leur rentabilité sur des marchés matures.

Un portefeuille d'actifs combiné de SFR pourrait offrir des économies d'échelle et des gains d'efficacité des ressources pour le trio, mais cela soulève également des questions plus larges sur la dynamique de la concurrence et la tolérance réglementaire à l'égard de la consolidation du marché en France et dans toute l'UE.

Pour les entreprises technologiques, les fournisseurs d'infrastructures et les intégrateurs de systèmes, une telle transaction remodelerait le paysage des télécoms en France, influençant potentiellement les stratégies d'approvisionnement en réseau, les plans de déploiement du spectre et l'environnement concurrentiel pour les services cloud et de connectivité. La reprise des négociations indique que les opérateurs historiques européens sont prêts à poursuivre des options structurelles audacieuses pour renforcer leur compétitivité à long terme dans un contexte de transformation du secteur.