• Les dirigeants des télécoms européens exhortent les régulateurs à réserver la bande haute des 6 GHz exclusivement pour un usage mobile.
  • Sans ce spectre, l'Europe risque de perdre son avantage concurrentiel dans le développement de la technologie 6G.

Que s'est-il passé: exhorter les décideurs politiques à agir rapidement pour sécuriser l'intégralité de la bande des 6 GHz pour un usage mobile

Des dirigeants de grandes entrepriseseuropéennes des télécoms, dont Orange, BT Group et Vodafone, ont officiellement demandé que la totalité de la bande haute des 6 GHz soit réservée exclusivement à un usage mobile en Europe. Leur appel aux décideurs politiques intervient alors que les inquiétudes grandissent quant au fait que d’autres régions, notamment les États-Unis, progressent plus rapidement pour sécuriser ce spectre crucial. Les responsables des télécoms soutiennent que diviser la bande ou autoriser des applications sans licence comme le Wi-Fi limiterait sévèrement les performances et l’évolutivité des futursréseaux 6G. Le spectre des 6 GHz est considéré comme essentiel pour la prochaine génération de réseaux mobiles, et les signataires insistent sur le fait que l’Europe doit agir rapidement pour le sécuriser dans son intégralité.

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Pourquoi c'est important

Les opérateurs télécoms soutiennent que les technologies mobiles conçues pour la bande des 6 GHz nécessitent de larges canaux de 200 MHz pour fonctionner efficacement, ce qui signifie que toute réduction du spectre disponible entraverait considérablement les performances du réseau et freinerait le développement des technologies 6G. Limiter l’accès à ce spectre pourrait également placer l’Europe dans une position stratégique défavorable dans la course mondiale au développement des réseaux de nouvelle génération.

En ne parvenant pas à sécuriser l’intégralité de la bande, l’Europe risque de se retrouver avec un écosystème 6G fragmenté qui limiterait sa capacité à tirer parti des économies d’échelle, ce qui pourrait nuire à la compétitivité numérique à long terme du continent. De plus, alors que le trafic des réseaux mobiles continue de croître rapidement, en particulier dans les zones urbaines où la saturation est attendue d’ici 2030, les opérateurs soulignent l’importance d’ouvrir dès maintenant la bande haute des 6 GHz pour répondre aux demandes futures et garantir une infrastructure numérique robuste dans les décennies à venir.