• 76 propositions soumises dans 16 pays de l'UE pour des « gigafactories » d'IA.
• Les candidats s'engagent à installer au moins 3 millions de puces d'IA haut de gamme.
Que s'est-il passé: une vague d'intérêt massive a touché le plan phare de l'UE pour les gigafactories d'IA
Le plan ambitieux de l'Union européenne visant à construire sa propre infrastructure d'IA à grande échelle a franchi une étape importante. Selon la responsable tech de l'UE, Henna Virkkunen, un total de 76 propositions ont été soumises en réponse à l'appel du bloc pour des « gigafactories d'IA » — des centres de données à haute capacité conçus pour soutenir le développement de l'intelligence artificielle à travers l'Europe.
Les offres couvrent 60 sites proposés dans 16 pays de l'UE, reflétant un large intérêt géographique et une diversité stratégique. Les entités de l'industrie vont des géants des télécommunications et des fournisseurs d'infrastructures cloud aux entreprises énergétiques et aux institutions financières, soulignant l'urgence intersectorielle d'accélérer les capacités d'IA de l'Europe.
Chaque site proposé devrait accueillir environ 100 000 puces d'IA de pointe. Collectivement, les soumissionnaires se sont engagés à acquérir et à déployer au moins 3 millions de GPU de dernière génération, un engagement qui dépasse largement les attentes initiales décrites dans la feuille de route de l'UE. Cette vague de candidatures fait suite à l'annonce en février 2025 d'un investissement de 23,6 milliards de dollars de la Commission européenne. Le financement vise à soutenir la construction de quatre sites fondateurs de gigafactories d'IA d'ici la fin de cette année, avant une expansion supplémentaire en 2026.
La Commission européenne lancera officiellement les achats plus tard cette année. En attendant, elle a examiné la portée, l'emplacement et la pile technologique des propositions. Le nombre élevé d'offres démontre un fort alignement du secteur privé avec la politique industrielle de l'UE en matière d'IA.
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Pourquoi c'est important
Cela marque une montée en puissance critique des ambitions de l'Europe en matière d'infrastructure d'IA. En ancrant les chaînes d'approvisionnement nationalement, ces gigafactories visent à aider l'UE à rattraper son retard sur les puissances de l'IA comme les États-Unis et la Chine. Sur le plan géopolitique, l'initiative s'inscrit dans une poussée plus large pour une « IA souveraine », récemment soutenue par les dirigeants de l'UE. Le succès pourrait réduire la dépendance de l'Europe à l'égard des technologies étrangères.
Pourtant, des défis importants se profilent: assurer un approvisionnement énergétique suffisant, se procurer un grand nombre de GPU dans un contexte de contraintes mondiales et préparer les sites rapidement. De plus, le matériel devenant rapidement obsolète, les critiques mettent en garde contre l'obsolescence technologique d'ici quelques années. Pour l'instant, le nombre impressionnant d'offres révèle une forte confiance dans le fait que le financement public puisse catalyser l'investissement privé, permettant potentiellement un déploiement d'ici fin 2026 — et plaçant l'Europe sur des bases plus solides dans la course à l'IA.

