• Les représentants des États membres ont adopté la loi sur l'intelligence artificielle (AI Act) de l'Union européenne, une approche de la réglementation de l'intelligence artificielle fondée sur les risques.
  • L'AI Act devraitentrer en vigueuravant l'été 2026.

Suite à l'approbation d'un accord politique par les pays de l'UE en décembre, l'Europe est sur le point de mettre en œuvre des réglementations limitant l'utilisation de l'IA et des modèles d'IA, y compris ChatGPT de Microsoft.

L'AI Act historique approuvé par les États membres

Lesréglementations, proposées par la Commission européenne il y a trois ans, visent à établir une norme mondiale pour la technologie utilisée dans divers secteurs, tels que la banque, le commerce de détail, l'automobile et l'aviation.

Les réglementationsconcernentspécifiquement l'utilisation de l'IA par les gouvernements dans la surveillance biométrique, ainsi que le contrôle et la supervision de systèmes d'IA comme ChatGPT.

Elles fournissent également des lignes directrices pour les applications militaires, répressives et de sécurité de l'IA.

Selon le commissaire européen à l'industrie Thierry Breton, la loi sur l'intelligence artificielle (AI Act) est une première mondiale et une étape historique. Dans un communiqué de presse, il a déclaré: « Aujourd'hui, les États membres ont approuvé l'accord politique conclu en décembre, reconnaissant l'équilibre parfait trouvé par les négociateurs entre innovation et sécurité. »

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La commissaire européenne appelle à des réglementations face aux préoccupations liées aux deepfakes

Les experts sont particulièrement préoccupés par la montée des deepfakes – des films réalistes mais artificiels produits par des algorithmes d'IA entraînés sur de grandes quantités d'images Internet. Le contenu généré par l'IA générative sur les réseaux sociaux peut brouiller la frontière entre réalité et fiction dans la vie publique.

La commissaire européenne au numérique, Margrethe Vestager, a souligné la nécessité de nouvelles réglementations, pointant la montée de fausses images sexuellement suggestives de la pop star Taylor Swift sur les réseaux sociaux.

Elle a publié sur X: « Ce qui est arrivé à @taylorswift13 dit tout: le #mal que peut provoquer l'#IA si elle est mal utilisée, la responsabilité des #plateformes, et pourquoi il est si important d'appliquer la #réglementationtechnologique. »

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La France abandonne son opposition à l'AI Act

La France, ledernier paysà s'opposer à l'AI Act, a abandonné son objection, rendant l'accord de vendredi inévitable. Cette décision a été prise en réponse à des exigences strictes qui réduisent la charge administrative des systèmes d'IA à haut risque et établissent un équilibre entre transparence et secrets d'affaires.

L'objectif, comme l'a déclaré un responsable diplomatique de l'UE vendredi, est de permettre le développement de modèles d'IA compétitifs au sein du bloc.

L'Allemagne a également soutenu les directives plus tôt dans la semaine.

L'AI Act devra ensuite être adopté par le vote du Parlement européen en mars ou en avril, ainsi que par le vote d'une commission importante des législateurs de l'UE le 13 février. Bien que certaines parties de la loi entrent en vigueur plus tôt, elle devrait entrer en vigueur avant l'été et être applicable en 2026.