• La Commission européenne a demandé à X, propriété d'Elon Musk, de conserver les documents internes de Grok jusqu'à la fin de 2026.
  • Cette mesure reflète les inquiétudes concernant les contenus illégaux et nuisibles générés par le chatbot IA.

Que s'est-il passé: l'UE ordonne la conservation des documents de Grok

La Commission européenne a ordonné à X, le réseau social propriété d'Elon Musk, de conserver tous les documents et données internes liés à son chatbot IA Grok jusqu'à la fin de 2026.

Le porte-parole de la Commission, Thomas Regnier, a déclaré que la prolongation de l'ordre de conservation garantit un accès réglementaire si nécessaire. La directive s'appuie sur une exigence antérieure visant les algorithmes de X et la propagation de contenus illégaux.

Cette décision intervient dans un contexte d'inquiétudes croissantes selon lesquelles Grokgénérait et diffusait des images sexualisées et non consensuelles, y compris des représentations de femmes et de mineurs.

Des responsables suédois et britanniques ont publiquement condamné ce type de contenu. Les régulateurs britanniques ont également pressé X d'expliquer comment le bot produisait des images intimes « deepfake », affirmant que ce matériel pourrait être illégal.

Le compte Safety de X a déclaré sur les réseaux sociaux qu'il supprime les contenus illégaux, y compris les matériels d'abus sexuels sur enfants, et suspend définitivement les comptes qui utilisent Grok pour créer de tels contenus.

La Commission a précisé que cette mesure ne signifie pas nécessairement l'ouverture d'une nouvelle enquête formelle en vertu du règlement sur les services numériques (DSA) de l'UE.

Pourquoi c'est important

Cette évolution marque une étape réglementaire importante dansla manière dont l'UE surveille les contenus générés par l'IA sur les plateformes de médias sociaux. Le règlement sur les services numériques exige des plateformes qu'elles luttent plus efficacement contre les contenus illégaux et nuisibles.

Ordonner la conservation prolongée des documents internes signale des doutes quant à la conformité de X avec la législation de l'UE. Cela donne aux régulateurs le temps et les bases juridiques pour examiner les processus de décision internes et les pratiques de modération des contenus.

Cependant, les critiques pourraient se demander si la conservation seule est suffisante sans mesures d'exécution claires ou sanctions en cas de violation. Cette ordonnance fait suite à une réaction plus large contre les outils d'IA utilisés pour créer du matériel nuisible et soulève des questions sur la responsabilité des plateformes.

À mesure que les chatbots IA deviennent plus performants, les régulateurs du monde entier sont sous pression pour équilibrer innovation, sécurité des utilisateurs et obligations légales. La décision de l'UE pourrait influencer la manière dont d'autres juridictions abordent la transparence de l'IA et la régulation des contenus.

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