- Ericsson a enregistré une fin d'année 2025 meilleure que prévu, portée par sa division réseaux cœur
- La maîtrise des coûts et la demande régionale ont permis de compenser une croissance plus lente dans les segments entreprise et cloud
Que s'est-il passé: Une stabilité après les turbulences
Ericsson a déclaré avoir livré une« conclusion solide »pour son exercice 2025, marquant une période de stabilité relative après plusieurs trimestres de performance irrégulière. Selon Telecoms.com, l'amélioration a été principalement tirée par son activité de réseaux mobiles, qui a bénéficié de dépenses plus stables des opérateurs sur les marchés clés.
Fondée en Suède en 1876 et aujourd'hui l'un des plus grands fournisseurs d'équipements de télécommunications au monde, Ericsson a passé une grande partie des deux dernières années à naviguer dans des cycles d'investissement 5G volatils. Après un ralentissement des dépenses d'investissement des opérateurs en 2023 et début 2024, la demande a semblé se stabiliserdans certaines parties de l'Amérique du Nord et de l'Europe vers la fin de 2025.
L'entreprise a souligné une gestion disciplinée des coûts et une concentration opérationnelle comme facteurs ayant soutenu sa performance de fin d'année. Bien qu'Ericsson n'ait pas présenté le résultat comme un retour à la croissance, elle a mis l'accent sur la résilience de son portefeuille cœur de réseau d'accès radio et de cœur mobile.
Tous les secteurs n'ont pas évolué dans la même direction. Les activités sans fil d'entreprise et liées au cloud ont continué de rester en deçà des attentes, reflétant une adoption plus lente des réseaux privés et une prudence accrue parmi les clients professionnels. Cette divergence fait écho aux défis rencontrés par des concurrents tels que Nokia, alors que les fournisseurs tentent de se diversifier au-delà des ventes traditionnelles aux opérateurs.
À lire également:Orange et Ericsson lancent une tranche 5G pour les urgences
À lire également:Les suppressions d'emplois chez Ericsson mettent en lumière les turbulences du secteur technologique
Pourquoi c'est important
Le ton d'Ericsson compte autant que ses chiffres. Après une période prolongée d'avertissements sur la contraction du marché, un message de stabilité suggère que le pire de la correction des dépenses 5G est peut-être passé, du moins sur les marchés matures. Pour les investisseurs, la prévisibilité peut être aussi précieuse que la croissance, en particulier dans les industries à forte intensité capitalistique.
D'un point de vue stratégique, cette mise à jour renforce la dépendance persistante d'Ericsson aux réseaux mobiles, malgré des années de communication sur l'expansion dans le secteur des entreprises. Selon les propres prévisions sectorielles d'Ericsson, le trafic mondial de données mobiles continue d'augmenter fortement, mais la monétisation reste inégale, limitant la volonté des opérateurs d'investir de manière agressive.
Il y a aussi une dimension régionale. Les fournisseurs de réseaux européens ont fait face à une concurrence croissante des fournisseurs asiatiques et à un examen politique des chaînes d'approvisionnement. Une assise financière plus stable donne à Ericsson plus de marge pour investir de manière sélective dans l'évolution de la 5G et les premières recherches sur la 6G, plutôt que de se concentrer uniquement sur une restructuration défensive.
Sur le plan financier, le résultat suggère que les marges pourraient se stabiliser, même si la croissance du chiffre d'affaires reste difficile à atteindre. Dans un marché prudent, cet équilibre pourrait suffire à maintenir Ericsson compétitif en attendant l'émergence du prochain cycle d'investissement tiré par la technologie.

