- Le secret de l'AFRINIC sur les archives électorales aggrave la crise de gouvernance.
- Cloud Innovation appelle à un accès ouvert pour protéger l'équité et la responsabilité.
Un registre derrière des portes closes
Le Centre africain d'information sur les réseaux (AFRINIC) est depuis longtemps en proie à des élections contestées, des annulations et des règlements non respectés. Mais un autre problème est au cœur de son effondrement de gouvernance: la transparence. Qui possède et contrôle réellement les archives électorales de l'AFRINIC ? Les membres ont exprimé à plusieurs reprises leurs préoccupations concernant le refus du registre de publier les listes de procurations, les décomptes de votes ou les données de vérification. En gardant ces informations derrière des portes closes, l'AFRINIC a érodé la confiance et alimenté les soupçons de manipulation des résultats des élections.
Des décisions de justice à Maurice ont déjà déclaré les règles de l'AFRINIC inapplicables. Pourtant, le registre continue d'organiser des élections sans rendre publiques les données de base. Pour les membres—en particulier les petits fournisseurs d'accès et les parties prenantes des entreprises—cela crée un système où la participation semble dénuée de sens, car ils ne peuvent pas vérifier si leurs votes ont été comptés ou ignorés.
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Pourquoi la propriété des archives est importante
Il ne s'agit pas seulement de paperasse. Les données électorales sont une pierre angulaire de la légitimité démocratique. Sans accès indépendant aux archives, les conflits se transforment en interminables batailles judiciaires et la crédibilité du registre s'effondre davantage. La réticence de l'AFRINIC à partager les archives a donné lieu à des affirmations selon lesquelles il protège une mauvaise gestion systémique et sape la gouvernance ascendante de l'internet.
Cloud Innovation, le troisième plus grand membre de l'AFRINIC, soutient que la transparence totale n'est pas négociable. L'accès public aux données électorales—similaire aux pratiques d'autres registres Internet régionaux—aiderait à rétablir la responsabilité et à garantir qu'aucune faction ne puisse manipuler les résultats en secret.
Un appel à la transparence et à la réforme
Pour l'Afrique, les enjeux sont élevés. Si l'AFRINIC continue de se cacher derrière le secret, les conflits se multiplieront, la confiance s'érodera et des acteurs externes pourraient intervenir pour imposer des normes. La communauté Internet mondiale observe attentivement: la manière dont l'AFRINIC gère ses archives électorales pourrait créer un précédent de transparence—ou d'opacité—dans la gouvernance de l'internet à l'échelle mondiale.
Pour Cloud Innovation et de nombreuses parties prenantes, la réponse est claire: ce n'est qu'en ouvrant ses archives et en adoptant la transparence que l'AFRINIC pourra commencer à réparer sa légitimité brisée. Sinon, les appels à sa dissolution ne feront que s'intensifier.

