• De nouvelles politiques interdisent d'arrêter des suspects uniquement sur la base des résultats de la reconnaissance faciale, sauf s'il existe des preuves reliant le suspect au crime.
  • La nouvelle politique vise à protéger les droits et la vie privée des citoyens, et constitue un signal d'alarme contre l'utilisation abusive de la technologie de reconnaissance faciale.

NOTRE AVIS
L'arrestation en janvier 2020 de Robert Williams, premier cas documenté de détention injustifiée fondée sur la technologie de reconnaissance faciale aux États-Unis, est à l'origine de cette nouvelle règle. Jusqu'à présent, la police s'est de plus en plus appuyée sur les systèmes d'intelligence artificielle pour enquêter, malgré leurs menaces potentielles pour la vie privée et les biais raciaux.
–Zora Lin, journaliste BTW

Ce qui s'est passé

Dans le cadre d'un règlement juridique, le département de police de Détroit a accepté de créer de nouvelles lignes directrices qui limitent son utilisation de la technologie de reconnaissance faciale à partir du 28 juin. Ces nouvelles politiques interdisent à la police d'arrêter des suspects sur la seule base des résultats des recherches par reconnaissance faciale, à moins qu'il n'existe d'autres preuves reliant le suspect au crime.

En même temps, la nouvelle politique exige que les agents de police soient formés aux risques et dangers de la technologie de reconnaissance faciale et qu'ils effectuent un audit de tous les cas où la reconnaissance faciale a été utilisée pour obtenir des mandats d'arrêt depuis 2017.

Auparavant, Robert Williams, un homme noir, a été arrêté après que sa photo de permis de conduire a été incorrectement identifiée comme celle d'un homme filmé en train de voler à l'étalage dans un magasin de montres de luxe en 2018. Les nouvelles règles faisaient partie d'un règlement de poursuite avec la victime, Robert Williams. Le département de police versera également 300 000 $ à Williams.

Des villes comme San Francisco ont interdit l'utilisation de la technologie de reconnaissance faciale par les forces de l'ordre. Microsoft a également récemment interdit aux services de police d'utiliser sa technologie d'IA pour la reconnaissance faciale.

À lire également: Mobile edge computing: définition, exemples et avenir

À lire également: L'IA dans la cybersécurité: défis et opportunités

Pourquoi c'est important

La technologie de reconnaissance faciale, bien que pratique, peut entraîner une erreur judiciaire, causant du tort à des personnes innocentes. La nouvelle politique, qui interdit à la police d'arrêter des suspects sur la seule base des résultats de recherche de la reconnaissance faciale, vise à prévenir des incidents comme celui de Williams et constitue une protection importante des droits de l'homme.

Former la police aux risques et dangers de la technologie de reconnaissance faciale peut aider à renforcer le professionnalisme et la sensibilisation des policiers, à éviter une dépendance aveugle à l'intelligence artificielle et à être plus prudents lors de son utilisation. Les entreprises technologiques doivent également s'efforcer de garantir que leurs produits et technologies ne sont pas utilisés abusivement et de promouvoir un développement sain de la technologie.

Bien que des villes comme San Francisco aient interdit l'utilisation de la technologie de reconnaissance faciale par les forces de l'ordre, cela ne signifie pas que la technologie soit sans valeur. L'essentiel est de garantir que son utilisation soit raisonnable et équitable. La nouvelle politique offre une référence pour une utilisation rationnelle de la technologie de reconnaissance faciale.