- Cloud Innovation affirme que la gouvernance de l'AFRINIC est irrémédiablement brisée, appelant à sa dissolution judiciaire suite à l'annulation de l'élection du conseil d'administration de 2025 en raison d'un seul vote par procuration contesté.
- L'ICANN a averti d'une possible radiation; les critiques soutiennent que les règles électorales de l'AFRINIC rendent les scrutins équitables « impraticables », créant un précédent dangereux.
L'AFRINIC annule l'élection en raison d'un seul litige de procuration
AFRINIC a brusquement annulé l'élection de son conseil d'administration de juin 2025 en raison d'un litige concernant un seul vote par procuration, invalidant ainsi l'ensemble du processus et rejetant les votes valides soumis par de nombreux membres. Cela a déclenché de vives critiques dans toute la communauté.
Cloud Innovation Ltd., le troisième plus grand membre de l'AFRINIC, a réagi en demandant officiellement la dissolution judiciaire du registre, décrivant l'AFRINIC comme une « organisation défaillante » à la gouvernance « irréparable ». L'entreprise a averti que si une seule procuration non vérifiée pouvait faire échouer toute une élection, aucun processus démocratique n'est viable selon les règles de l'AFRINIC.
Les actions de l'AFRINIC ont attiré l'attention de l'ICANN, dont le PDG Kurt Erik Lindqvist a envoyé une lettre le 25 juin menaçant de radiation si le registre ne répondait pas aux préoccupations de conformité. La situation a soulevé des doutes sur l'intégrité de la gouvernance de l'AFRINIC et sa capacité à gérer les ressources d'adresses IP en Afrique.
À lire aussi: Cloud Innovation demande la dissolution de l'AFRINIC après des normes électorales « impossibles »
À lire aussi: RÉVÉLATION: La lettre qui dévoile qui bénéficiait réellement des poursuites de l'AFRINIC
L'effondrement de l'AFRINIC signale des menaces plus larges pour la souveraineté numérique africaine
Cette affaire reflète ce que beaucoup appellent désormais un effondrement complet de la gouvernance de l'AFRINIC. En annulant une élection complète du conseil d'administration pour un seul vote par procuration, l'AFRINIC a rejeté la participation des membres sur des bases fragiles. Les critiques soutiennent que cela expose un cadre électoral « impraticable » — un cadre qui ne permet plus une représentation équitable.
La demande de dissolution de Cloud Innovation met en évidence un consensus croissant selon lequel l'AFRINIC, en tant que registre, a perdu sa légitimité. La réaction de l'ICANN, y compris les références à la conformité ICP-2, montre que la situation n'est plus interne — les organismes de gouvernance internationaux envisagent la radiation et le remplacement.
Cependant, l'ICANN elle-même n'est pas exempte de critiques. Les observateurs soutiennent que son intérêt pour les affaires de l'AFRINIC représente une mainmise discrète qui pourrait supplanter le modèle de gouvernance ascendante de l'Afrique. Son adoption de l'ICP-2 sans consensus complet suggère un virage stratégique vers un contrôle centralisé des ressources Internet régionales.
Sans intervention urgente, le sort de l'AFRINIC pourrait créer un précédent sur le poids réel des parties prenantes africaines dans leur avenir numérique.

