• Un groupe d'écrivains poursuit la start-up d'IA Anthropic, accusant l'entreprise de « vol à grande échelle » pour avoir utilisé des livres piratés afin d'entraîner son populaire chatbot Claude.
  • La plainte, déposée lundi devant un tribunal fédéral de San Francisco, allègue qu'Anthropic a agi contrairement à sa propagande en utilisant un dépôt d'œuvres piratées pour construire ses produits d'IA.

NOTRE AVIS
Bien qu'il s'agisse de la première fois qu'un écrivain lance une poursuite contre Anthropic et son chatbot Claude, les cas similaires sont loin d'être rares. Le nombre croissant de poursuites intentées contre les développeurs de modèles de langage à grande échelle pour l'intelligence artificielle ces dernières années montre que les droits de propriété intellectuelle des auteurs originaux n'ont pas été pleinement protégés par la popularité de l'IA.
— Iydia Ding, journaliste BTW

Que s'est-il passé

Un groupe d'écrivains poursuit cette semaine la start-up d'IA Anthropic, affirmant qu'elle a commis un « vol massif » en entraînant son populaire chatbot Claude sur des livres protégés par le droit d'auteur piratés.

La petite entreprise basée à San Francisco, fondée par un ancien dirigeant d'OpenAI, s'est présentée comme un modèle d'IA générative plus responsable et axé sur la sécurité. Mais une plainte déposée lundi devant un tribunal fédéral de San Francisco affirme qu'Anthropic a agi contrairement à sa propagande, en utilisant un dépôt d'œuvres piratées pour construire ses produits d'IA.

Cette affaire s'ajoute à un nombre croissant de poursuites intentées contre les développeurs d'IA à San Francisco et à New York. Toutes ces affaires découlent du fait que les entreprises technologiques s'approprient d'importantes quantités d'écrits humains pour entraîner des chatbots d'IA à produire des textes semblables à ceux des humains, sans obtenir l'autorisation ni indemniser les personnes qui ont écrit les œuvres originales.

Anthropic n'avait pas répondu à une demande de commentaire lundi.

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Pourquoi c'est important

Bien qu'il s'agisse du premier cas contre Anthropic et son chatbot Claude, initié par trois écrivains, une plainte similaire contre OpenAI, créateur du ChatGPT concurrent, est en cours depuis plus d'un an. Les affaires ayant des scénarios similaires sont loin d'être rares.

Le nombre de poursuites intentées contre les développeurs de modèles de langage à grande échelle pour l'IA a augmenté ces dernières années avec la croissance rapide de l'IA. Toutes ces affaires ont en commun le fait que les entreprises technologiques ont cité un grand nombre d'écrits humains pour entraîner des chatbots d'IA à produire des textes semblables à ceux des humains sans obtenir l'autorisation ni indemniser les personnes qui ont écrit les œuvres originales.

Anthropic et les autres entreprises technologiques ont fait valoir que l'entraînement des modèles d'IA est conforme à la doctrine de l'utilisation équitable (fair use) du droit américain, qui permet une utilisation limitée de matériel protégé par le droit d'auteur.

Cela montre qu'il n'existe pas de système ou de réglementation mature et complet capable de régir les droits de propriété intellectuelle de la technologie de l'IA. Le gouvernement devrait promulguer des lois et réglementations appropriées dès que possible pour protéger les droits des auteurs originaux.