Résumé

  • La RFC 9942 peut confirmer qu’une entrée candidate appartient à une racine Merkle signée, ou relier deux racines observées ; elle ne certifie pas que le journal contient tout ce qu’il devait contenir.
  • L’exhaustivité, la confiance dans la clé, l’observation des racines, la validité, la suspension et la décision d’usage restent des reçus distincts.

La RFC 9942 donne à COSE une forme commune pour des preuves de structures de données vérifiables. Son premier profil, RFC9162_SHA256, traite deux objets différents : la preuve d’inclusion et la preuve de cohérence. Une exploitation honnête commence par ne pas leur demander davantage.

Pour l’inclusion, le vérificateur applique la preuve aux octets de l’entrée candidate. Si l’opération produit la racine attendue, cette racine devient la charge utile COSE signée ; la vérification de signature établit alors l’inclusion de cette entrée dans cet état de structure. Cela ne prouve ni que toutes les entrées requises ont été remises au journal, ni que le vérificateur a reçu toutes les racines émises.

Une preuve de cohérence relie une taille ancienne à une taille nouvelle et porte la racine nouvelle comme charge détachée. La RFC impose de vérifier la signature puis la cohérence à partir d’une observation d’inclusion antérieure. Le résultat soutient une propriété append-only entre deux observations données. Il ne découvre pas de branche non montrée, ne fonde pas le mandat de l’opérateur et ne rend pas l’historique exhaustif.

Le contrôle doit rester composé. Une signature valable sur une preuve invalide ne vaut pas reçu valable ; la RFC recommande donc un résultat unique pour l’opération conjointe. Même ce résultat laisse hors champ l’autorité de la clé pour un usage, le mode d’acquisition des racines, la fenêtre de validité, une suspension ultérieure et le choix de l’organisation qui s’appuie sur le journal. La RFC laisse les périodes de validité et les mises à jour de statut aux profils, et souligne le risque de fuite lié à la taille du journal.

Cédric Fournet est l’un des quatre auteurs désignés de ce travail collectif. Son profil Microsoft Research éclaire son parcours ; il ne démontre aucun déploiement ni l’honnêteté d’un journal réel.

Sources