• La Commission de la concurrence sud-africaine commence à enquêter sur les pratiques de licence de cloud computing de Microsoft, selon Reuters.
  • Microsoft fait face à des allégations de comportement anticoncurrentiel dans plusieurs juridictions, ce qui pourrait avoir des implications importantes pour la dynamique concurrentielle du secteur technologique.

La Commission de la concurrence sud-africaine (CCSA), une agence antitrust, se prépare à accuser Microsoft de ses pratiques de licence de cloud computing.

Microsoft devrait recevoir une plainte formelle

Microsoft a publié une déclaration par courriel affirmant qu'elle n'avait connaissance d'aucune plainte de la CCSA. L'activité cloud Azure de l'entreprise devrait être accusée par la CCSA d'imposer des frais exorbitants aux entreprises cherchant à migrer leurs licences cloud vers d'autres fournisseurs. On s'attend à ce que cela déclenche bientôt une confrontation juridique et pourrait entraîner jusqu'à 10 % du chiffre d'affaires de Microsoft dans le pays africain.

Lire aussi:Microsoft affirme que des failles de sécurité ont permis le cyber-raid chinois

Lire aussi:Poursuite antitrust d'Apple: prix manipulés, développement étouffé selon le DoJ

Microsoft fait face aux plaintes de ses concurrents

Cette affaire contre Microsoft fait écho à l'affaire antitrust de l'Union européenne. Le fournisseur de services d'infrastructure cloud en Europe (CISPE), un groupe industriel à but non lucratif comptant 27 organisations membres, a déposé une plainte auprès de la Direction générale de la concurrence de la Commission européenne fin 2022, estimant que les nouvelles conditions contractuelles de Microsoft ajoutaient des pratiques déloyales. Il a affirmé que les pratiques de Microsoft nuisaient à l'écosystème du cloud computing en Europe et privaient les clients d'un choix dans le déploiement du cloud.

Microsoft se classe derrière le leader du marché Amazon dans le cloud computing, mais devant Google d'Alphabet. Après que des concurrents en Allemagne, en Italie, au Danemark et en France ont porté leurs griefs devant l'organisme de surveillance de la concurrence de l'UE, Microsoft a modifié ses conditions de licence à la mi-2022.