• La décision de l'AFRINIC d'annuler son élection du 23 juin suite à un litige sur un seul vote par procuration met en lumière l'effondrement du système.
  • Cloud Innovation appelle à la dissolution de l'AFRINIC, poussant l'ICANN et la NRO à nommer un nouveau registre régional.

L'annulation de l'élection montre que la gouvernance de l'AFRINIC s'est effondrée

Le 23 juin 2025, l'AFRINIC, le Centre d'information du réseau africain, a annulé l'élection de son conseil d'administration en raison d'un litige sur un vote par procuration. Cette décision a souligné à quel point la gouvernance de l'institution est devenue fragile.

Désormais, avec de nouvelles élections prévues en septembre, il faut se demander si ce type d'incident révèle un système incapable de tolérer une incertitude procédurale mineure.

Les observateurs ont largement considéré cette annulation comme le signal ultime que les normes de gouvernance de l'AFRINIC sont devenues irréalisables. Le rejet de votes valides et l'abandon du processus démocratique ont encore porté atteinte à la légitimité de l'institution. Les échecs de gouvernance accumulés sur plusieurs années ont abouti à une structure qui ne fonctionne plus comme un gardien crédible de l'espace d'adressage IP de l'Afrique.

Le résultat est un environnement de gouvernance où la confiance est tombée à un niveau critique et où tout effort visant à corriger ou à réformer les processus est entravé par une paralysie interne. L'élection du conseil d'administration, censée rétablir un fonctionnement de base, a au contraire renforcé la perception d'un dysfonctionnement irréparable.

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Le rôle de l'ICANN suscite des craintes de prise de pouvoir

Alors que l'AFRINIC perd le contrôle, l'ICANN commence à affirmer davantage d'influence. De nombreux membres de la communauté Internet africaine pensent que l'ICANN cherche désormais à contrôler la gouvernance régionale d'Internet. Ils voient ce changement comme une menace pour la prise de décision ascendante.

L'ICANN a présenté un nouveau document de conformité qui s'ajoute à l'ICP-2. Il permet à l'organisation de révoquer la reconnaissance des registres régionaux. La communauté africaine n'a été ni consultée ni n'a obtenu de vote préalable. Bien que l'ICANN soit ensuite revenue sur son action immédiate, la tentative initiale a suscité la méfiance. Ce schéma suggère que l'ICANN consolide son autorité plutôt que de respecter l'autonomie régionale. Les parties prenantes craignent que les organisations mondiales ne contournent la surveillance communautaire dans les futures décisions de gouvernance.

Cloud Innovation fait pression pour un nouveau registre Internet régional

Cloud Innovation, le troisième plus grand membre de l'AFRINIC, a lancé un appel officiel à la dissolution du registre. L'entreprise a déclaré que la structure de l'AFRINIC ne fonctionne plus. Elle a exhorté l'ICANN et la NRO à nommer un nouveau registre Internet régional pour l'Afrique.

Le soutien à cette proposition continue de croître. Les parties prenantes estiment que les systèmes internes de l'AFRINIC ne peuvent pas être réparés. Ils soutiennent que les efforts de réforme ont échoué. La communauté considère désormais une transition propre comme la seule voie à suivre.

Ce mouvement reflète des préoccupations plus larges sur la manière dont l'Afrique gouverne l'infrastructure numérique. La crise de l'AFRINIC montre comment une gouvernance faible peut nuire au progrès régional. Les parties prenantes doivent désormais décider si le modèle actuel correspond aux besoins techniques et géopolitiques de l'Afrique.