• Un décret présidentiel émis par le président Joe Biden en 2023 a donné lieu à un rapport interrogeant 42 dirigeants bancaires, révélant des préoccupations croissantes parmi les banques américaines concernant les menaces de cybersécurité, en particulier celles liées aux progrès de l'IA et à l'émergence des deep fakes.
  • Le rapport souligne la nécessité pour les banques de mettre à jour leurs cadres de gestion des risques pour faire face aux menaces liées à l'IA.

Un rapport du Trésor américain a appelé les banques à renforcer leurs cadres de gestion des risques pour éviter d'être submergées par les fraudeurs et cybercriminels utilisant l'IA.

Les préoccupations en matière de cybersécurité augmentent

Le rapport, qui est le résultat d'un décret présidentiel émis par Joe Biden en 2023, a interrogé 42 dirigeants bancaires sur leurs préoccupations en matière de cybersécurité. Le rapport a constaté que le développement de l'IA et l'émergence de ce qu'on appelle les deep fakes constituent une préoccupation croissante pour les banques américaines.

« Le secteur des services financiers est de plus en plus confronté à des menaces de cybersécurité coûteuses et à des fraudes facilitées par le numérique », indique le rapport. « À mesure que l'accès aux outils avancés se généralise, il est probable que, du moins au début, les acteurs de la cybermenace utilisant les outils d'IA émergents auront l'avantage en surpassant et en submergeant leurs cibles. »

Le rapport intervient dans un contexte d'augmentation stupéfiante du nombre de plaintes des consommateurs. Le Centre de plaintes criminelles du FBI a reçu 880 000 appels de victimes de cybercriminalité en 2023, soit une augmentation de 22 % par rapport à l'année précédente.

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Moyens d'améliorer la cybersécurité

En plus d'exhorter les banques à mettre à jour leurs cadres de gestion des risques pour intégrer l'IA, le rapport appelle à une coopération accrue et à un plus grand partage de données entre les banques.

Le rapport appelle également les régulateurs à être plus « dynamiques » dans l'élaboration de leurs règles. Cela améliorerait non seulement les défenses contre les fraudeurs, mais faciliterait également le déploiement rapide d'outils d'IA conformes à des normes de gestion des risques plus robustes.

« Un tel environnement réglementaire équilibré est crucial pour permettre aux institutions d'exploiter tout le potentiel de l'IA dans la lutte contre les menaces sophistiquées, sans être entravées par une surveillance trop restrictive », indique le rapport.