AT&T a informé la Commission fédérale des communications (FCC) qu'elle mettrait fin à tous les rôles et politiques liés à la DEI, conformément aux conditions d'approbation de son achat de spectre auprès d'U.S. Cellular. Cette décision reflète une tendance plus large: d'autres grandes entreprises ont également abandonné les programmes DEI face aux vents contraires juridiques, politiques et financiers. Ce qui s'est passé: AT&T met fin à toutes les initiatives DEI pour obtenir l'approbation d'un accord sur le spectre de 1,02 milliard de dollars.

Dans une lettre à la FCC, AT&T a confirmé s'être engagé à mettre fin à tous les programmes de diversité, d'équité et d'inclusion dans le cadre de ses efforts pour obtenir l'approbation réglementaire pour un achat de 1,02 milliard de dollars de licences de spectre sans fil auprès d'U.S. Cellular. Plus précisément, l'entreprise a déclaré qu'elle « n'a pas et n'aura pas de rôles axés sur la DEI ».

Cela marque un revirement majeur par rapport aux années précédentes: début 2025, l'entreprise avait déjà commencé à réduire ses efforts en matière de DEI, notamment en annulant les initiatives favorables aux LGBTQ telles que les programmes de badges de pronoms et les événements de la Fierté, et en mettant fin aux bourses d'études ciblées pour les groupes minoritaires. Ce recul a suffi à inciter un groupe d'actionnaires de droite, le National Center for Public Policy Research (NCPPR), à retirer une proposition exigeant qu'AT&T rende compte des exigences DEI de ses fournisseurs.

Le NCPPR a déclaré qu'AT&T avait assoupli ses attentes envers les fournisseurs, passant d'une « exigence » de conformité DEI à un simple « encouragement ». Lire aussi: Le virage ORAN d'AT&T: une révolution pour les géants des télécoms Lire aussi: AT&T déploie la 5G dans les tunnels de la ligne G du métro de New York Pourquoi c'est important Cette évolution marque un tournant dans la manière dont les grandes entreprises américaines, en particulier dans les secteurs de la technologie et des télécommunications, abordent les engagements DEI. La décision d'AT&T n'est pas un cas isolé.

D'autres grandes entreprises, y compris plusieurs dans le secteur technologique, ont également abandonné ou restructuré leurs programmes DEI en 2025. La pression réglementaire joue un rôle clé. La FCC, sous sa direction actuelle, a fait de la suppression des programmes DEI une condition pour approuver les fusions ou les acquisitions de spectre, incitant les entreprises à choisir la conformité plutôt que des initiatives de diversité de longue date. Ce recul soulève des questions sur l'avenir des efforts corporatifs en matière de DEI.

D'autres entreprises suivront-elles le mouvement, non par changement idéologique, mais pour obtenir des avantages réglementaires ou financiers? Si tel est le cas, qu'advient-il des employés et des communautés sous-représentés qui bénéficiaient des politiques DEI? De plus, la dilution des programmes DEI peut offrir des gains à court terme – conformité simplifiée, frais généraux réduits – mais pourrait compromettre les objectifs de diversité à plus long terme. Sans rôles et initiatives dédiés à la DEI, il devient plus difficile de suivre la représentation, de soutenir les groupes marginalisés ou de garantir l'égalité des chances.

À un moment où les pressions sociales et politiques remodèlent le comportement des entreprises, le virage d'AT&T illustre comment la DEI, autrefois considérée comme un impératif social d'entreprise, peut désormais être traitée comme un passif négociable ou une monnaie d'échange réglementaire.