- Les voitures autonomes peuvent se coordonner entre elles pour maintenir des distances de sécurité et optimiser les manœuvres de fusion et de changement de voie. Cette coordination peut contribuer à éviter les freinages et accélérations inutiles, réduisant ainsi la consommation de carburant et les émissions.
- Avec l’augmentation de la complexité des algorithmes et l’amélioration du niveau de conduite autonome, la sécurité est devenue un obstacle majeur au déploiement réel des véhicules autonomes.
- Les discussions actuelles sur les dilemmes éthiques des véhicules autonomes portent principalement sur le problème bien connu du tramway en philosophie morale.
Les véhicules autonomes ont un grand potentiel pour devenir le principal mode de transport dans un avenir proche. Il est généralement admis que la science et la technologie sont des armes à double tranchant, et les véhicules autonomes ne font pas exception. Si la conduite de véhicules autonomes est une bonne idée, cette technologie comporte également certains problèmes.
Avantages
Les voitures autonomes peuvent se coordonner entre elles pour maintenir des distances de sécurité et optimiser les manœuvres de fusion et de changement de voie. Cette coordination peut contribuer à éviter les freinages et accélérations inutiles, réduisant ainsi la consommation de carburant et les émissions.
De plus, les véhicules autonomes peuvent exploiter les systèmes de communicationvéhicule-à-véhicule (V2V)etvéhicule-à-infrastructure (V2I)pour collecter des informations sur l’état du trafic, les travaux routiers et d’autres facteurs pertinents. En utilisant ces informations, les voitures autonomes peuvent ajuster leurs itinéraires et leur vitesse en conséquence, renforçant encore leur efficacité. Les véhicules autonomes sont équipés de capteurs avancés tels que des caméras, le LiDAR et le radar, leur permettant de percevoir leur environnement avec précision et de réagir aux dangers potentiels en temps réel, améliorant ainsi encore la sécurité.
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S’adapter aux normes de sécurité
Avec l’augmentation de la complexité des algorithmes et l’amélioration du niveau de conduite autonome, la sécurité est devenue un obstacle majeur au déploiement réel des véhicules autonomes. En 2011, la norme ISO 26262 est apparue comme une norme de sécurité fonctionnelle dédiée à l’industrie automobile. ISO 26262 fournit aux constructeurs automobiles un ensemble complet de méthodes de conception systématiques pour identifier les dangers et améliorer la sécurité des véhicules.
Cependant, la dernière version de l’ISO 26262 n’est pas entièrement applicable à la sécurité fonctionnelle des contrôleurs liés à la conduite autonome, et la recherche sur la façon d’appliquer les normes ISO 26262 au domaine de la conduite autonome est progressivement mise à l’ordre du jour. Toutefois, aucune norme ou projet clair n’a été publié.
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Problèmes éthiques standardisés
Les discussions actuelles sur les dilemmes éthiques des véhicules autonomes portent principalement sur le problème bien connu du tramway en philosophie morale. Cette expérience de pensée a été initialement proposée par la philosophePhilippa Foot. Elle a soulevé la question de savoir s’il fallait actionner un aiguillage pour que le tramway heurte une personne ou le laisser continuer sa route et heurter cinq personnes.
Au cours des dernières décennies, cette question s’est développée selon diverses situations. Si un véhicule autonome est également confronté à un accident de la route inévitable, avec quelle partie le système d’IA devrait-il choisir d’entrer en collision?
Selon un rapport publié dans la revue Nature en 2015 par Mitchell Waldrop, la plupart des gens ne sont pas disposés à abandonner le pouvoir de décision aux machines en cas d’accident inévitable. Sans directives éthiques claires pour guider la prise de décision des véhicules autonomes en cas d’accident, il sera difficile de changer le manque de confiance actuel des utilisateurs et cela pourrait même conduire les gens à refuser d’acheter des véhicules autonomes. Définir des normes éthiques pour les véhicules autonomes est une question urgente, mais la recherche théorique actuelle n’en est encore qu’à ses débuts.
Responsabilité légale
En mai 2016, une voiture électrique Tesla en Floride, aux États-Unis, est entrée en collision avec un camion qui avait soudainement traversé la route alors qu’elle était en mode pilote automatique, entraînant la mort du propriétaire de la voiture électrique.
Cet accident est devenu le premier cas signalé publiquement de décès impliquant des fonctions de conduite autonome dans le monde. Après une enquête approfondie et prolongée, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a publié son rapport d’enquête final en janvier 2017, qui indiquait clairement que l’accident n’était pas directement imputable au système de pilote automatique de Tesla, et que Tesla n’était donc pas tenu d’en assumer la responsabilité juridique. Cet incident a profondément révélé la complexité de la définition de la responsabilité juridique dans les accidents de la route impliquant des véhicules autonomes.
Une fois que les véhicules entièrement autonomes seront officiellement mis en service commercial, tout accident de la route qui surviendra posera sans aucun doute de graves défis aux lois et réglementations actuelles, qui impliquent de multiples relations juridiques entre la conception, la fabrication et les utilisateurs.

