• Dans une lettre ouverte, des groupes industriels asiatiques, dont Google, Meta et X, ont exhorté la Malaisie à suspendre un plan visant à obliger les services de médias sociaux à demander des licences.
  • Dans une déclaration distincte, Grab, membre de la coalition, a indiqué ne pas avoir été informé ni consulté au sujet de la lettre, ajoutant que les plans du gouvernement n'affecteraient pas ses opérations.

NOTRE ANALYSE
Les réglementations proposées pourraient entraver l'économie numérique croissante de la Malaisie, mais il est impératif de contrôler la croissance rapide des médias sociaux. Cette initiative démontre la détermination du gouvernement malaisien à lutter contre les dangers en ligne, mais le calendrier de mise en œuvre proposé ne laisse pas aux entreprises du secteur suffisamment de clarté ni de temps pour en évaluer l'impact. Les deux parties devraient coopérer et travailler ensemble pour promouvoir le développement stable des plateformes de médias sociaux.
— Iydia Ding, journaliste BTW

Ce qui s'est passé

Des groupes industriels asiatiques, dontGoogle,Metaet X, ont exhorté la Malaisie dans une lettre ouverte à suspendre un plan visant à obliger les services de médias sociaux à demander des licences, invoquant un manque de clarté dans les réglementations proposées. Cependant, la lettre de l'Asian Internet Consortium (AIC)a été retirée de son site web hier soir, et Grab, membre du consortium, a déclaré dans un communiqué distinct ne pas avoir été informé ni consulté au sujet de la lettre, ajoutant que les plans du gouvernement n'affecteraient pas ses opérations.

En juillet, le régulateur des communications de Malaisie a annoncé que les plateformes de médias sociaux comptant plus de 8 millions d'utilisateurs dans le pays devraient commencer à demander des licences à partir de ce mois-ci dans le cadre d'une campagne contre la cybercriminalité. Le régulateur a précisé qu'il pourrait engager des poursuites judiciaires contre les plateformes si elles ne demandent pas de licence d'ici le 1er janvier 2025.

En réponse, l'AIC a déclaré être d'accord avec la détermination du gouvernement à lutter contre les cyberdangers, mais le calendrier de mise en œuvre proposé ne laisse pas à l'industrie suffisamment de clarté ni de temps pour en évaluer l'impact. Il n'y a pas eu de consultation publique officielle sur le plan, ce qui crée une incertitude dans l'industrie quant à la portée des obligations auxquelles les plateformes de médias sociaux seront soumises.

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Pourquoi c'est important

Pour l'instant, le ministère des communications de Malaisie a refusé de commenter la lettre, et le bureau du Premier ministre n'a pas répondu à une demande de commentaire.

Un rapport gouvernemental publié plus tôt cette année avait fait état d'une forte augmentation des contenus préjudiciables sur les réseaux sociaux et avait exhorté les entreprises de médias sociaux, dont Meta et la plateforme de vidéos courtes TikTok, à renforcer la surveillance de leurs plateformes. Dans une lettre adressée vendredi au Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim, l'AIC a insisté sur le fait que le régime de licences proposé était « impraticable » pour l'industrie et pourrait étouffer l'innovation en imposant des charges excessives aux entreprises.

Les réglementations proposées pourraient entraver l'économie numérique croissante de la Malaisie, mais il est impératif de contrôler la croissance rapide des médias sociaux. Cette initiative démontre la détermination du gouvernement malaisien à lutter contre les dangers en ligne, mais le calendrier de mise en œuvre proposé ne laisse pas aux entreprises du secteur suffisamment de clarté ni de temps pour en évaluer l'impact. Les deux parties devraient coopérer et travailler ensemble pour promouvoir le développement stable des plateformes de médias sociaux.