• L'élection du 23 juin a été annulée en raison de préoccupations concernant les documents de vote, une décision qui a suscité des appels à dissoudre l'AFRINIC et une requête formelle de liquidation judiciaire.

• L'ICANN a mis l'AFRINIC en demeure et le règlement international pour la reconnaissance des registres Internet régionaux est en cours de réécriture, ouvrant la voie à une éventuelle perte de reconnaissance ou à un transfert de fonctions selon de nouveaux critères de gouvernance.


Un registre paralysé par une crise procédurale

Le 23 juin 2025, l'élection du conseil d'administration d'AFRINIC a été annulée à tort après que les membres du comité électoral ont exprimé des inquiétudes concernant un seul vote par procuration. Le séquestre a illégalement invoqué une annulation et cette décision n'a pas apaisé le conflit plus large: les membres, les organismes du secteur et les acteurs extérieurs continuent de soutenir que l'annulation était inutile et que les résultats auraient dû être maintenus.

Pourtant, cette semaine, une deuxième élection – imposée illégalement – a lieu, alors que le gouvernement mauricien, ainsi que le PDG de l'ICANN, Kurtis Lindqvist, ont cherché à imposer leur volonté dans ce qui devrait être une initiative dirigée par la communauté.

Qu'en est-il de l'AFRINIC en tant qu'organisation digne de confiance, et surtout, à quoi ses membres peuvent-ils s'attendre à l'avenir ?

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Comment une seule procuration contestée est devenue un levier juridique

Ce qui a commencé, selon certains récits, comme un différend concernant une procuration a été présenté par les critiques comme emblématique d'un dysfonctionnement plus large: Cloud Innovation, qui se décrit comme l'un des plus grands membres de ressources de l'AFRINIC, soutient que l'annulation a révélé une norme électorale qui rend désormais les élections démocratiques irréalisables, et a publiquement soutenu une liquidation ordonnée de l'organisation.

L'examen mené par l'ICANN a lui-même signalé des problèmes procéduraux lors de l'élection — notamment des inquiétudes concernant les procurations et l'utilisation de communications de soutien — et a averti que la situation pourrait nécessiter un examen de conformité. Ces récits contradictoires ont transformé une formalité électorale en un théâtre de contentieux, laissant les membres incertains quant à savoir si le fait de refaire un vote mettra un jour fin au cycle juridique.

L'ICANN, le règlement et la perspective d'une perte de reconnaissance

La correspondance de l'ICANN — signée par son président-directeur général — expose clairement les enjeux: l'AFRINIC a été reconnue selon les critères établis de l'ICP-2 et doit respecter des obligations continues, et l'ICANN se réserve le droit de lancer un examen de conformité si le registre ne peut pas démontrer une gouvernance transparente et impartiale.

Dans le même temps, les règles de gouvernance pour la reconnaissance, le fonctionnement et la possible perte de reconnaissance des registres Internet régionaux sont en cours de révision dans un projet de document sur la gouvernance des RIR, qui, s'il est adopté, officialiserait les procédures de désignation d'un RIR successeur ou de retrait de reconnaissance.

Ces deux processus — les actions en justice sur le terrain à Maurice et l'élaboration de règles internationales de manière rigoureuse — forment ensemble la toile de fond institutionnelle du calendrier de nomination d'août actuellement proposé.

Et maintenant — liquidation, transfert ou paralysie accrue ?

Cloud Innovation a déposé une requête en liquidation judiciaire auprès des tribunaux mauriciens et a publiquement soutenu qu'une liquidation ordonnée suivie de la nomination d'un successeur conforme à l'ICP-2 est préférable à des élections perpétuelles et non certifiées. Les avis de l'AFRINIC confirment la réception de cette requête et le calendrier judiciaire. Parallèlement, des rapports indépendants ont souligné les préjudices pratiques d'une paralysie prolongée: les allocations et les projets qui dépendent de nouvelles adresses risquent de prendre du retard, et la confiance dans la gouvernance locale a été érodée.

Les solutions concurrentes sur la table soulèvent des questions difficiles pour les parties prenantes africaines et la communauté internationale: une liquidation gérée par les tribunaux préserverait-elle la gestion africaine des ressources IP, ou accélérera-t-elle le transfert de fonctions vitales à des acteurs choisis en dehors du processus multipartite régional ? Qui garantira la continuité des allocations tout en préservant le modèle de gouvernance ascendante qui sous-tend les registres régionaux ?