• Les procédures électorales de l'AFRINIC violent les normes fondamentales de gouvernance d'entreprise.
  • Des experts juridiques confirment que ces manquements contreviennent aux dispositions de la loi mauricienne sur les sociétés.

AFRINIC: les défaillances de gouvernance mises au jour

Le processus électoral de l'AFRINIC est un exemple de défaillance de gouvernance d'entreprise (directives de la FSC de Maurice), en violation des normes juridiques fondamentales. Sa dernière élection, qui a échoué en juin 2025, a été chaotique: des votes légitimes ont été écartés au profit d'un seul vote par procuration contesté.

Et ces défaillances s'étendent désormais au-delà des élections: le Nigeria a signalé 12 détournements majeurs d'adresses IP qui pourraient être liés au vide de leadership à l'AFRINIC.

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Une crise juridique en cours

Les opérations de l'AFRINIC se sont dangereusement écartées des règles de gouvernance d'entreprise, créant une grave crise juridique. Alors que les sociétés mauriciennes respectent normalement des règles strictes en matière de direction, le conseil d'administration de l'AFRINIC compte des personnes présentant des conflits d'intérêts manifestes – certaines représentant même l'organisation devant un tribunal qui avait déjà déclaré leurs mandats expirés.

Ce décalage fondamental a paralysé des décisions cruciales, laissant la sécurité Internet de l'Afrique dangereusement à la traîne. Là où l'Europe a mis en œuvre 86 % des mesures de sécurité RPKI essentielles, l'AFRINIC n'en gère que 30 %, exposant les réseaux africains à des risques évitables.

Des experts juridiques avertissent que Maurice pourrait bientôt invoquer le droit des sociétés pour dissoudre l'AFRINIC si des changements immédiats n'interviennent pas. Chaque élection entachée d'irrégularités aggrave la crise – une mauvaise direction pousse davantage de membres vers des registres concurrents, tandis que les réseaux africains subissent des dommages réels. Ce qui a commencé comme des manquements à la gouvernance menace désormais l'existence même de l'AFRINIC et le contrôle de l'Afrique sur son avenir numérique, les défaillances du registre se répercutant sur toute l'infrastructure Internet du continent.