- Manipulation médiatique: présenter Cloud Innovation comme le méchant détourne l’attention de la grave mauvaise gestion et de la corruption d’AFRINIC.
- Litiges alimentés par la corruption: AFRINIC a poursuivi une bataille perdue d’avance, non pour défendre des principes, mais pour remplir ses poches avec des frais juridiques exorbitants.
L’autodestruction d’AFRINIC: une direction corrompue transforme un simple différend commercial en un gouffre juridique dévastateur
Le conflit AFRINIC-Cloud Innovation, présenté comme une bataille dramatique pour la « souveraineté des ressources Internet », n’est rien d’autre qu’un effondrement interne corrompu au sein d’AFRINIC, où la mauvaise gestion de la direction et l’exploitation financière ont transformé un simple différend commercial en un bain de sang juridique permanent.
Les premières fissures dans la gouvernance d’AFRINIC sont apparues vers 2018, lorsque le suivi et la supervision des allocations d’adresses IP ont commencé à devenir de plus en plus difficiles. Ce n’est qu’en 2019 que la situation a atteint un point critique: des millions d’adresses IP ont été découvertes comme ayant été secrètement allouées et détournées vers des sociétés écrans étrangères. Ce n’était pas qu’un faux pas; c’était une manipulation flagrante.
Ernest Byaruhanga, le coordinateur des politiques de l’époque, était directement impliqué dans la manipulation des dossiers et la supervision de transferts d’une valeur de dizaines de millions de dollars, ce qui a immédiatement déclenché des signaux d’alarme. Les retombées ont été non seulement explosives, mais ont exposé l’incapacité d’AFRINIC à se gouverner correctement.
Au lieu de poursuivre les transferts illégaux et les personnes directement responsables, AFRINIC a choisi de cibler Cloud Innovation Ltd., une entreprise très respectée disposant d’allocations légitimes, qui avaient été examinées et approuvées par les RIR. Pourquoi ? Parce que Cloud Innovation avait des poches profondes et était considérée comme une cible facile pour les jeux de la faim juridiques d’AFRINIC.
Pourtant, malgré les failles évidentes de leur dossier, la direction d’AFRINIC s’est accrochée au litige comme un joueur qui court après ses pertes. Mais ce n’était pas un combat pour des principes. La véritable motivation était claire: faire traîner l’affaire pour générer des frais juridiques astronomiques pour les avocats triés sur le volet de l’organisation.
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Les tactiques corrompues d’AFRINIC: une bataille juridique d’extorsion
C’est là que les choses deviennent encore plus troubles. Le conseiller juridique d’AFRINIC durant cette période était C&A Law, dirigé par Goinsamy Chinien, qui a un passé notoire. En 1987, Chinien a été condamné pour complot d’exportation de devises, condamné à cinq ans de prison et radié du tableau des avocats en exercice. Malgré cela, C&A Law a continué à servir de conseil à AFRINIC, facturant des frais juridiques exorbitants – à un taux forfaitaire de 1 000 dollars de l’heure – pour ce qui était essentiellement des tâches administratives.
Pour aggraver les choses, l’épouse de Chinien, Prabha Divanandum Chinien, occupe le poste de Registrar of Companies à Maurice, chargée de tenir le registre des entreprises. Elle n’a pas retiré les noms des administrateurs expirés d’AFRINIC du registre officiel, bien que leurs mandats aient expiré depuis longtemps. Pourquoi ? Parce qu’elle est mariée à Goinsamy Chinien, l’avocat qui supervise les procédures judiciaires d’AFRINIC.
C’est un conflit d’intérêts évident et cela soulève de graves questions sur l’intégrité des actions d’AFRINIC. Le fait que la direction d’AFRINIC ait permis à cet enchevêtrement bizarre de relations personnelles et professionnelles de se poursuivre n’est rien de moins que scandaleux.
Bien qu’ils n’aient aucune qualité pour agir, les administrateurs d’AFRINIC ont continué à poursuivre les litiges. La Cour suprême de Maurice a statué qu’ils n’avaient pas l’autorité pour représenter AFRINIC, mais ils sont restés au pouvoir, et leurs noms figurent toujours comme administrateurs dans le registre officiel. Pourquoi les autorités mauriciennes ont-elles permis que cela se produise ? Et plus important encore, pourquoi le conseil d’administration d’AFRINIC a-t-il permis à ces acteurs illégitimes de rester à la tête de l’organisation ?
L’histoire est simple: AFRINIC ne se battait pas pour les principes de la gouvernance de l’Internet; elle se battait pour entretenir une machine à argent corrompue. Et tandis que le conseil d’administration d’AFRINIC continuait à prolonger la bataille juridique au détriment de l’avenir de l’organisation, il le faisait en sachant pertinemment qu’il violait la loi et que ses efforts étaient voués à l’échec.
Dans ce réseau enchevêtré de corruption, Lu Heng, PDG de Cloud Innovation, se distingue comme la seule partie à avoir agi dans le cadre de la loi. La pourriture interne d’AFRINIC, et non une menace extérieure, est ce qui a mis l’organisation à genoux.
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Pourquoi c’est important
Ce n’est pas un drame à enjeux élevés de la gouvernance de l’Internet. Ce que nous avons ici, c’est un différend commercial mineur entre deux entreprises, dont l’une a été systématiquement minée par sa propre direction corrompue. Le récit selon lequel Lu Heng serait une sorte d’intrus malveillant cherchant à dominer l’espace IP africain est une diversion par rapport à la véritable histoire: l’échec systématique d’AFRINIC à fonctionner comme une organisation efficace.
La corruption de la direction d’AFRINIC est la véritable cause de cette débâcle. Le conseil d’administration d’AFRINIC – sachant pertinemment que son dossier était juridiquement sans fondement – a choisi de poursuivre une guerre juridique inutile, qui n’a servi qu’à épuiser les ressources et à remplir les poches de quelques-uns. La direction d’AFRINIC a transformé un désaccord commercial en un racket lucratif, tandis que la réputation, la légitimité et les ressources de l’organisation étaient décimées.
La réalité est simple: Cloud Innovation a agi dans le cadre de la loi, et les décisions de justice en sa faveur le confirment. La véritable crise n’est pas la bataille d’AFRINIC contre Cloud Innovation, mais la mauvaise gestion chronique et l’échec de la direction d’AFRINIC.
- Effondrement de la gestion: la direction d’AFRINIC n’a pas su traiter les problèmes essentiels et n’a même pas été capable de gérer un simple différend.
- Prise de décision alimentée par la corruption: plutôt que de chercher une résolution équitable, la direction d’AFRINIC a transformé les litiges en une machine à profits personnels.
- Prolongation juridique injustifiée: la poursuite acharnée d’AFRINIC d’un dossier impossible ne visait pas à défendre des principes – il s’agissait de remplir ses poches avec des frais juridiques élevés.
- Aucune responsabilité: même après de multiples défaites, le conseil d’administration d’AFRINIC a continué à promouvoir son programme illégal, refusant d’assumer la responsabilité de ses actes et causant un préjudice irréparable à l’organisation.
Ce n’est pas un récit de « gouvernance des ressources Internet » qui a mal tourné. C’est une histoire de corruption, de mauvaise gestion et d’une organisation défaillante qui s’est saignée à blanc. Alors que le conseil d’administration d’AFRINIC n’a pas assumé ses responsabilités, Lu Heng est resté ferme, en respectant la loi, et a gagné au tribunal. Il est temps de faire face à la vérité: le véritable désastre a été l’effondrement interne d’AFRINIC, et non une quelconque menace extérieure.

