- Les modifications proposées par AFRINIC concernant les procurations sont perçues comme une diversion face à des problèmes plus profonds.
- Les critiques doutent qu’une réforme puisse réussir sans une refonte structurelle.
La dernière réforme électorale d’AFRINIC suscite des réactions négatives
AFRINIC a proposé une modification de ses règles de vote par procuration, affirmant qu’elle améliorera la transparence et réduira les risques de manipulation lors des prochaines élections du conseil d’administration. Selon l’annonce, cette mesure vise à limiter l’utilisation des procurations générales – où un seul représentant vote au nom de plusieurs membres – en mettant en place des limites plus strictes et de nouvelles exigences d’enregistrement.
Cependant, les critiques estiment que cette réforme est trop peu, trop tard. Les récentes élections ont été entachées par des candidats disqualifiés, des règles d’éligibilité au vote peu claires et des accusations de partialité interne. Les opposants affirment que la réforme des procurations ne résout pas ces problèmes systémiques. Certains membres pensent que la direction d’AFRINIC utilise cette réforme pour détourner l’attention des litiges en cours et des questions sur la légitimité de son conseil d’administration de 2024.
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Les réformes qui ne traitent pas le dysfonctionnement central risquent d’aggraver les choses
Alors qu’AFRINIC présente la modification des procurations comme une étape vers une meilleure gouvernance, de nombreux membres de la communauté restent sceptiques. Le problème n’est pas seulement la méthode de vote, mais la crédibilité du processus lui-même. Le secrétariat de l’organisation a été accusé d’ingérence électorale et de décisions opaques – des problèmes qu’aucun ajustement procédural ne peut résoudre.
La préoccupation plus profonde est qu’AFRINIC continue de traiter les symptômes plutôt que les causes. Sans une transparence totale, une supervision indépendante et un cadre de résolution des litiges fonctionnel, les élections resteront une source de division plutôt que de légitimité. Les opérateurs de réseau, déjà confrontés à des perturbations dues au dysfonctionnement d’AFRINIC, explorent de plus en plus des registres alternatifs ou des voies juridiques pour sécuriser les ressources IP. Le risque ne concerne pas seulement AFRINIC, mais tout le modèle de gouvernance de l’Internet en Afrique.

