- AFRINIC a invalidé l'élection de son conseil d'administration en raison de votes par procuration contestés, annulant des bulletins légitimes
- Cloud Innovation et d'autres exigent désormais une refonte complète de la gouvernance
Un scandale de votes par procuration annule l'élection de juin
En juin 2025, AFRINIC a tenté de tenir son élection du conseil d'administration longtemps retardée selon un système hybride en personne et en ligne. Cependant, le processus a rapidement sombré dans la controverse. De nombreux entités sont arrivés avec des formulaires de procuration couvrant des centaines de votes — un délégué aurait apporté plus de 800 procurations, suscitant des inquiétudes quant à l'authenticité et à la diligence raisonnable. Bien qu'AFRINIC compte moins de 2 400 membres éligibles, certains documents soumis semblaient falsifiés. Au lieu de résoudre le problème de manière ciblée, le séquestre nommé par le tribunal a annulé l'élection entière, invoquant une « procuration non vérifiée », ce qui a entraîné l'invalidation de centaines de votes valides.
Cet acte a suscité l'indignation. L'Association des fournisseurs de services Internet d'Afrique du Sud (ISPA) a déposé une plainte pénale, dénonçant les règles de procuration d'AFRINIC comme « institutionnellement imprudentes » et « antidémocratiques ». L'issue a également profondément désillusionné de nombreux membres qui avaient voté de bonne foi. Les observateurs ont critiqué l'application incohérente par AFRINIC de ses propres statuts et ont averti que ses processus actuels rendaient le vote démocratique « impraticable ».
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La confiance institutionnelle envers AFRINIC s'effondre
L'annulation de l'élection d'AFRINIC n'est pas qu'un simple échec procédural — elle révèle l'incapacité de l'organisation à exercer des fonctions de gouvernance de base. Avec des statuts appliqués de manière sélective, des procédures contestées en justice et une crédibilité gravement entachée, les critiques qualifient désormais AFRINIC de registre défaillant. Cloud Innovation, le troisième plus grand membre d'AFRINIC, soutient que l'institution est irréformable. L'entreprise a officiellement demandé la dissolution d'AFRINIC, déclarant que « des élections démocratiques sont désormais impossibles » dans le cadre de sa structure.
Parallèlement, la posture de l'ICANN devient de plus en plus complexe. L'organisme mondial de surveillance a à la fois critiqué l'instabilité d'AFRINIC et s'est distancié de toute action directe. Mais son silence sur l'effondrement de l'élection soulève des questions quant à savoir si l'ICANN continuera à soutenir un organisme jugé incapable de remplir son mandat. Ce qui est en jeu, c'est plus que de la politique interne — c'est l'avenir de la gouvernance des adresses IP en Afrique, de l'autonomie numérique et de la confiance dans le contrôle régional et ascendant de l'internet.

