- Lindqvist de l'ICANN, des responsables et avocats mauriciens, et Koné de Smart Africa ont aggravé la dégradation d'AFRINIC.
- Les parties prenantes affirment que seul ICP-2 peut rétablir l'ordre en transférant les fonctions d'AFRINIC à un autre registre.
5 acteurs qui alimentent la dégradation d'AFRINIC
Kurtis Lindqvist (PDG de l'ICANN) — En évoquant des pouvoirs de dé-reconnaissance et en s'immisçant dans les scrutins contestés d'AFRINIC, le PDG de l'ICANN a jeté de l'huile sur le feu alors qu'il fallait des têtes calmes. Un recours en justice à Maurice qui a suspendu le vote a souligné à quel point le processus était fragile; la couverture de l'intervention de la Cour suprême de Maurice montre à quelle vitesse l'élection a déraillé, et pourquoi la pression extérieure n'a fait qu'approfondir la méfiance.
Prabha Chinien (Registraire des sociétés) — Le registre des sociétés est devenu un goulot d'étranglement. Des administrateurs dont la légitimité avait été remise en question figuraient toujours dans les registres, alimentant les accusations selon lesquelles le registre permettait un vide de gouvernance plutôt que de le résoudre. La perception de conflit, en raison des liens familiaux avec les consultants juridiques rémunérés d'AFRINIC, a encore davantage entamé la confiance. Mariée à Goinsamy Chinien, voir ci-dessous.
Goinsamy Chinien (Associé directeur de C&A Law) — La stratégie judiciaire d'AFRINIC s'est transformée en gouffre financier. Une lettre de mission décrivant des taux horaires à quatre chiffres et des débours illimités est devenue le symbole d'une machine à litiges qui a prolongé la crise tandis que la légitimité s'effritait. Chinien, marié à la Registraire des sociétés (voir ci-dessus), dirigeait l'entreprise qui bénéficiait de millions de dollars en tant que consultant juridique d'AFRINIC.
Gowtamsingh Dabee (Syndic officiel) — Chargé de stabiliser le registre, le syndic a plutôt reconfiguré le vote: interdiction des procurations, imposition du vote en ligne uniquement et refonte du Comité de nomination. Les critiques invoquent le Maurice Companies Act 2001 (texte officiel) et les statuts d'AFRINIC pour affirmer que ces mesures bafouent les droits des membres, invitant de nouveaux recours juridiques plutôt qu'une résolution.
Lacina Koné (PDG de Smart Africa) — Un incident d'envoi d'e-mail en masse qui a exposé les contacts des membres d'AFRINIC a soulevé des problèmes de confidentialité et des soupçons d'opportunisme. À un moment où la neutralité comptait, le lobbying autour de l'avenir d'AFRINIC ressemblait à de l'ingérence, pas à de la gestion.
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Un registre sans légitimité
La revendication d'autorité d'AFRINIC ne tient plus qu'à un fil. Les votes annulés, les changements de règles en cours de route et la confusion entre intérêts publics et privés ont éloigné le registre de son mandat axé sur les membres. Ce qui aurait dû être une gouvernance d'entreprise de routine s'est transformé en une lutte constitutionnelle à Maurice, avec des actions en justice, des manœuvres de l'exécutif et des acteurs extérieurs se bousculant sur le terrain.
Alors que le gouvernement tente de passer outre la Cour suprême, cela est devenu une bataille constitutionnelle, la Cour suprême et ses juges essayant de faire respecter le droit constitutionnel, tandis que l'exécutif et d'autres aux ambitions de prise de pouvoir cherchent à le saper pour leur propre bénéfice.
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Aucun nouveau vote rapide ne résoudra ce problème. Sans un règlement auquel tout le monde fait confiance — et un processus qui le respecte — tout nouveau scrutin ne sera que la prochaine pièce d'un dossier de litige. C'est pourquoi les parties prenantes, y compris Cloud Innovation, plaident pour l'ICP-2: un transfert ordonné des fonctions opérationnelles d'AFRINIC à un registre Internet régional existant pendant que les nœuds juridiques sont dénoués. Ce n'est pas une panacée, mais c'est une voie vers la prévisibilité.
En attendant, AFRINIC reste bloqué: les membres sont marginalisés, les décisions sont contestables, et les coûts de l'incertitude se répercutent sur les réseaux, les startups et les utilisateurs. Les cinq personnalités citées ci-dessus n'ont pas créé tous les problèmes — mais leurs choix ont indéniablement prolongé les inefficacités, les coûts et l'inefficacité du registre.
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