Résumé

  • Des administrations d’Asie-Pacifique proposent que l’UIT étudie les freins à l’entrepreneuriat dans les TIC et encourage les partenariats facilitant l’incubation et le financement des PME.
  • Le texte ajoute les logiciels libres, des règles prévisibles et des solutions adaptées aux petites entreprises à une résolution qui couvrait déjà les compétences numériques et les groupes d’étude.

On peut remettre à une jeune entreprise une boîte à outils magnifique. Si la licence reste hors de portée ou si le financement s’arrête à la porte, la boîte sert surtout de presse-papiers. Dans l’addendum 22 au document 79, les administrations de la Télécommunauté Asie-Pacifique proposent de modifier la résolution 205 de l’UIT. Le registre de l’Union indique une mise en ligne le 18 octobre.

La nouveauté la plus utile tient en une invitation: États membres, membres des secteurs, associés et établissements universitaires seraient appelés à étudier les obstacles et les possibilités de l’entrepreneuriat lié aux TIC. Une autre invitation vise les partenariats pour les infrastructures, l’incubation et l’accès au financement des PME et des jeunes pousses. Le projet ne chiffre aucun fonds. Il demande d’abord de connaître le problème et de réunir des acteurs capables d’y répondre.

Le texte cite aussi les logiciels libres comme moyen potentiel d’accéder aux nouveaux services, notamment pour les entreprises des pays en développement et des zones mal desservies. Il souhaite des politiques et des cadres réglementaires fondés sur des données, transparents et prévisibles. Les recommandations rassemblées par les trois secteurs de l’UIT devraient inclure des solutions TIC ajustées aux besoins des entrepreneurs. Les bureaux régionaux et les centres d’accélération existants seraient mobilisés pour les travaux sur la boîte à outils des compétences numériques.

Il faut lire ces ajouts à côté de la résolution de 2022: la boîte à outils, le rassemblement des recommandations et la participation des PME aux groupes d’étude y figuraient déjà. La question proposée à Doha est plus embarrassante et plus précise: à quelle étape l’entreprise cale-t-elle, et devant quelle porte?

Sources officielles