• SECI et HyperVault ont signé un protocole d’accord portant sur la production captive d’énergie renouvelable, les terrains et le transport d’électricité pour le programme de centres de données au Telangana
  • Le campus d’HyperVault à Hyderabad devrait atteindre jusqu’à 1 GW en plusieurs phases, mais l’accord énergétique ne précise encore ni la puissance en mégawatts ni le calendrier de mise sous tension

Les faits

Solar Energy Corporation of India (SECI) et HyperVault AI centres de données ont signé un protocole d’accord afin d’étudier un approvisionnement en énergie renouvelable pour les installations de centres de données prévues par HyperVault au Telangana. Annoncée le 14 septembre, cette démarche couvre des projets captifs de production d’énergie renouvelable, l’identification de terrains pour ces projets et la mise en place de leur raccordement au réseau de transport d’électricité.

HyperVault, filiale de Tata Consultancy Services (TCS), a par ailleurs obtenu 264 acres de terrain à Hyderabad pour un campus de centres de données consacré à l’IA, qui devrait atteindre jusqu’à 1 GW en plusieurs phases. TCS a indiqué que le campus prendrait en charge des déploiements de GPU à haute densité et utiliserait un refroidissement liquide. Le protocole d’accord entre SECI et HyperVault ne précise ni la capacité de production renouvelable qui serait développée, ni l’emplacement des projets de production, ni la date à laquelle l’électricité pourrait commencer à alimenter les installations de centres de données.

L’analyse

Le protocole d’accord associe la planification énergétique au développement des capacités de centres de données d’HyperVault au Telangana. C’est important pour un campus construit en plusieurs phases, car les travaux et l’approvisionnement électrique doivent avancer selon des calendriers compatibles. L’achèvement d’une salle informatique ne la rend pas exploitable si les capacités d’alimentation et de transport d’électricité nécessaires à son fonctionnement ne sont pas disponibles.

Le chiffre le plus utile n’est donc pas la capacité finale du campus, qui pourrait atteindre 1 GW, mais la puissance engagée pour sa première phase. Le protocole d’accord ne précise encore ni ce chiffre, ni le calendrier de mise sous tension, ni les modalités de raccordement au réseau de transport. Tant que ces éléments ne seront pas définis, il sera difficile d’évaluer quelle capacité de centres de données le programme d’énergie renouvelable pourrait d’abord alimenter, ou à quelle date cette capacité pourrait entrer en service.

Pour les lecteurs de BTW, la prochaine étape significative serait la conclusion d’un accord contraignant sur l’approvisionnement électrique, associant des capacités précises de production et de transport d’électricité à une phase donnée du campus. Il serait alors possible de vérifier si la fourniture d’électricité et la mise en service du centre de données convergent vers la même date d’exploitation.

À surveiller

Il faudra surveiller la conclusion d’un accord précisant la capacité de production renouvelable, l’emplacement des projets et les modalités de raccordement au réseau de transport, ainsi que la phase du centre de données qui en bénéficiera. Une date de mise sous tension liée à cette phase constituerait la preuve la plus claire que le programme énergétique progresse vers une capacité exploitable.