Résumé
- RFC 3624 a remplacé l’audit MGCP strictement un terminal à la fois par un rapport groupé que l’on pouvait reprendre lorsque la réponse atteignait la taille maximale du datagramme.
200 OKne garantissait pas que toute la plage demandée avait été couverte :BA/NEindiquait le point de reprise, tandis queBA/ELreliait chaque valeur condensée au terminal concerné.
En 2003, le problème était celui d’une reprise après basculement : un Call Agent pouvait devoir reconstituer sa vision d’une passerelle comportant des centaines, voire des milliers de terminaux. Les commandes d’audit MGCP de base en inspectaient un à la fois. RFC 3624 ajoutait un paquetage Bulk Audit afin de sonder un groupe, d’en découvrir les noms et d’obtenir certains états ou renseignements sur les connexions. Le texte était informatif ; sa note IESG distinguait explicitement MGCP de l’alternative Megaco, fondée sur les standards, dans RFC 3015. Il s’agit d’une interface historique de reprise, non d’une preuve de déploiement chez un opérateur précis. (RFC 3624, après le premier MGCP de la RFC 2705 et avant MGCP 1.0, RFC 3435.)
Le paquetage séparait plusieurs questions qu’un joker global pouvait faire confondre. BA/Z demandait la convention de nommage configurée ; BA/X, les terminaux virtuels non persistants effectivement instanciés. Une famille comme conference/* pouvait donc être définie alors qu’un sous-ensemble discontinu seulement avait été créé. Prendre le motif pour l’inventaire transformait une règle de nommage possible en affirmation sur l’état présent.
Pour les terminaux existants, BA/C fournissait les nombres de connexions dans l’ordre. Un chiffre hexadécimal codait zéro à quinze connexions ; Z signifiait « plus de quinze », sans donner le total exact. BA/M condensait les modes de connexion. BA/S évaluait les conditions demandées et renvoyait T, F ou O pour « hors service ». Ce dernier résultat résumait une disjonction logique de critères ; il ne décrivait pas chaque connexion. La RFC précise que l’indicateur d’état du terminal ne dit rien de l’état de ses connexions. Aucune de ces valeurs ne prouvait qu’un appel aboutissait, que les médias circulaient, qu’une application fonctionnait ou que le client accédait au service.
Restait la limite du datagramme. Une passerelle pouvait répondre pour moins de terminaux que demandé si le rapport complet dépassait la taille maximale. Elle devait alors fournir BA/NE, le nom local du terminal suivant. Le Call Agent pouvait repartir de cette valeur dans BA/SE. Le code de succès acquittait la réponse à cette transaction ; le curseur signalait que l’audit plus vaste demeurait inachevé. (RFC 3624, §§ 2.1.1.1 et 2.1.1.7.)
Les comptes et états exigeaient une seconde frontière : la correspondance. BA/EL devait précéder une liste BA/C ou BA/S et nommer les terminaux associés à chaque position. C’était crucial pour les plages disjointes de terminaux virtuels. Un vecteur parfaitement lisible pouvait être attribué au mauvais sujet si l’on perdait sa carte des terminaux. Lorsque compte et état étaient demandés ensemble, ils devaient porter sur les mêmes terminaux. (RFC 3624, §§ 2.1.1.8 et 2.1.2.)
RFC 3624 permet de reprendre un grand audit ; elle ne définit pas un instantané atomique entre requêtes. Les pages peuvent décrire des observations faites à des moments différents, sans époque commune garantie par le protocole. La reprise après basculement peut donc produire une vue utile du plan de contrôle sans prouver qu’elle est complète, simultanée ou équivalente au service rendu. Le principe rejoint, à titre de prisme analytique déclaré et non de preuve technique sur MGCP, l’essai de Heng Lu sur la primauté du code effectivement exécuté.
La grammaire du rapport restait modeste, et c’était sa force : elle disait ce que la passerelle avait rendu, quels noms correspondaient aux valeurs et où la requête suivante devait commencer. Elle ne transformait pas une interrogation du plan de contrôle en test de service de bout en bout. Il faut encore vérifier séparément les connexions, les médias, les applications et le résultat pour l’abonné.
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