Résumé
- La proposition couvre les actifs réservés au projet jusqu’au réseau de transport existant ; les renforcements partagés restent exclus.
- L’autoconstruction ne raccourcit le calendrier que si les travaux du client commandent la date. Les économies annoncées sont des scénarios.
Le 7 octobre, Ofgem a ouvert une consultation sur l’autoconstruction et le transfert d’actifs de raccordement au transport, puis rejeté CMP330/374, ancien projet qui devait permettre aux nouveaux clients de construire des liaisons plus longues. Ce changement de voie ne met pas une nouvelle règle en vigueur. Ofgem explique que CMP330/374 dépendait du cadre juridique et opérationnel de CMP414, retiré par NESO en juin. Sans ce socle, l’Autorité a jugé le dispositif restant incohérent et inexploitable.
La nouvelle consultation propose plutôt des changements aux licences, au CUSC et au STC en vertu de la loi de 2025 sur la planification et les infrastructures. Les réponses sont attendues avant le 13 novembre.
Les clients de la demande, de la production et du stockage pourraient construire les actifs réservés à leur projet, depuis son point de raccordement jusqu’au réseau de transport existant, puis les transférer au gestionnaire de transport (TO). Ofgem cite les lignes aériennes et postes propres au projet. À la signature de l’accord d’adoption, l’actif devrait rester à usage exclusif. Les travaux d’extension et de renforcement du réseau partagé sont exclus : ils servent le système plus largement et peuvent être complexes et coûteux.
La frontière limite la promesse d’un raccordement plus rapide. Des acteurs ont évoqué environ 20 % d’économies et un à deux ans de gain dans certains cas, surtout sans renforcement. Ofgem avertit qu’un client peut achever sa liaison plus tôt sans avancer la date si les travaux communs restent déterminants. Les modalités progressives ou non fermes peuvent modifier la séquence, pas garantir une mise sous tension anticipée. Les scénarios d’impact évoquent 25–64 millions de livres d’économies potentielles, non des engagements.
Le client porterait aussi le risque d’exécution : accord d’adoption, examen PASE, construction, mise en service, inspection du TO et cinq ans de notification des défauts. Les risques d’autorisations et de travaux lui incomberaient d’abord ; un actif non conforme pourrait rendre les dépenses irrécupérables. L’approbation technique resterait au TO. Ofgem distingue les actifs de raccordement de l’infrastructure susceptible de servir à d’autres utilisateurs et propose des règles de coût et de paiement différentes. La consultation n’établit ni utilisation réelle ni raccordement accéléré.
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