Summary
- Dans le rapport publié le 29 octobre, l'Ofcom relève pour WhatsApp les mentions 13+ chez Apple, PEGI « accompagnement parental recommandé » chez Google Play et PEGI 3 chez Microsoft. Le même référentiel PEGI produit donc deux indications différentes.
- Les huit boutiques étudiées demandaient l'âge à l'ouverture du compte. Cette déclaration était le principal élément utilisé pour décider des protections et des téléchargements; la loi britannique sur la sécurité en ligne ne leur impose actuellement pas les obligations des services réglementés.
Un parent change de boutique et l'application change d'âge conseillé. Le rapport officiel de l'Ofcom prend WhatsApp comme exemple : 13+ dans l'App Store d'Apple, avertissement parental PEGI sur Google Play, PEGI 3 dans la boutique Microsoft. Ce classement décrit l'adéquation de l'application selon la boutique. Il ne fixe pas l'âge minimal exigé pour ouvrir un compte dans le service.
La divergence pèse sur une décision concrète : laisser apparaître, télécharger ou soumettre l'application à l'accord d'un adulte. Elle se combine à une seconde faiblesse. L'Ofcom a examiné huit fournisseurs choisis, interrogé enfants et parents et testé des parcours de comptes. Tous demandaient une date de naissance ou un âge à l'inscription. La réponse déterminait surtout la catégorie du compte et les restrictions. Lors d'un test, un enfant se déclarant adulte a pu télécharger une application classée 18 ans dans des boutiques fondées sur cette déclaration.
Ce résultat décrit la faille du mécanisme testé, sans compter les enfants qui l'exploitent.
La fiche de l'application dépend elle aussi d'une déclaration. Les développeurs décrivent fonctions et contenus lors du dépôt. Les boutiques ajoutent des contrôles automatisés et humains; six des huit ont indiqué qu'un contrôle humain intervenait pour chaque soumission, avec une profondeur variable. Aucun examen avant mise en ligne ne voit les futurs échanges entre utilisateurs. La plupart des boutiques de l'échantillon ne surveillaient pas continuellement les applications après publication.
L'Ofcom distingue les téléchargements des contenus effectivement vus. Sa conclusion ne transfère pas la responsabilité légale des contenus nuisibles de l'application réglementée vers la boutique. Mais la boutique choisit le panneau sur le rayon et le verrou à l'entrée. Si ces deux décisions reposent sur des âges incompatibles ou simplement saisis, le parent reçoit une assurance que le système ne sait pas défendre.
Le rapport peut nourrir une future décision gouvernementale sur les boutiques. La pièce manquante est une règle qui désigne le responsable de la vérification de l'âge, celui du classement des applications et la procédure de correction entre boutiques.
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