Summary

  • L’explication publiée par Ofcom en octobre 2026 distingue quatre rôles : le gouvernement fixe le cadre légal, Ofcom supervise les obligations, les opérateurs exploitent et rétablissent les réseaux, et d’autres secteurs — surtout l’électricité — créent des dépendances déterminantes.
  • Le modèle d’Ofcom sur le réseau d’accès radio mobile estime qu’environ deux tiers des locaux pourraient appeler les secours lors d’une coupure d’environ une heure au plus. Ce résultat ne promet ni la voix ordinaire ni les données, et le rapport ne publie pas le nombre modélisé pour six heures.

Le 13 octobre 2026, Ofcom a publié deux textes à lire ensemble. Le premier aide ménages et petites entreprises à se préparer aux intempéries. Le second explique le rôle du régulateur lorsque les réseaux de communications subissent des pannes liées à la météo, à l’électricité, au cyber, aux logiciels ou aux opérations. Ce texte cartographie utilement les responsabilités ; sa phrase la plus importante n’est pourtant pas une nouvelle garantie : les opérateurs restent responsables de concevoir, exploiter et rétablir leurs réseaux et services.

Cette distinction compte parce que la résilience traverse des organisations qui ne partagent pas une seule salle de contrôle. Le gouvernement définit le cadre législatif et politique. Ofcom publie des attentes, recueille des informations sur les incidents et dépendances, travaille avec les pouvoirs publics et des experts, et peut enquêter ou agir lorsqu’il soupçonne un manquement. L’opérateur fait fonctionner le service et assume la tâche opérationnelle de rétablissement. Un réseau électrique ou un fournisseur cloud peut être indispensable sans devenir le décideur de remplacement de l’opérateur télécom.

Le guide final d’Ofcom sur la résilience des réseaux et des services, publié le 16 juin 2026, précise cette frontière. Il concerne les opérateurs de gros comme de détail. Leur devoir couvre des mesures appropriées et proportionnées pour les portions de réseau exploitées par des tiers à leur place. Acheter une liaison de gros ou externaliser des interventions change l’acteur qui exécute une tâche ; cela n’efface pas la responsabilité du service vendu. Ofcom attend aussi des opérateurs qu’ils comprennent les dépendances dans la conception, les infrastructures, l’exploitation, les fournisseurs et les transitions.

En cas de panne, la cartographie des dépendances et les dossiers opérationnels comptent autant qu’un inventaire de batteries.

Les données sur l’alimentation mobile montrent pourquoi un pourcentage unique de résilience peut induire en erreur. Le rapport technique d’Ofcom de février 2025 modélise l’accès aux appels d’urgence lors de coupures électriques. Pour une panne d’environ une heure au plus, il estime que des locaux représentant près des deux tiers de la population pourraient encore appeler les secours. Ce résultat associe une alimentation de secours d’au moins une heure sur environ 20 % des sites d’antenne et la possibilité pour les téléphones d’utiliser un réseau disponible pour les appels d’urgence.

Il s’agit d’un résultat modélisé pour un service précis, pas d’un décompte de tous les sites encore actifs ni d’une preuve que données et appels ordinaires restent disponibles.

La durée change le résultat. Le rapport indique que seulement environ 5 % des sites disposaient d’au moins six heures d’autonomie, mais masque le nombre modélisé de locaux pouvant appeler les secours dans ce scénario. Cette donnée manquante limite ce que le public peut conclure ; elle ne doit pas être reconstituée par extrapolation. Ofcom estime à environ un milliard de livres le coût d’améliorations qui permettraient à presque tout le monde d’accéder aux secours pendant quatre heures, avec les dépenses d’investissement et plusieurs années de fonctionnement.

Le régulateur précise qu’il ne s’agit pas d’une analyse coûts-avantages et que le rapport ne valorise pas les différents niveaux de résilience. Étendre l’objectif à la voix ordinaire et aux données serait une autre exigence, plus coûteuse.

Un rapport Connected Nations de 2024 avait comptabilisé 12 millions d’heures-client perdues dans les réseaux d’accès radio mobile à cause de problèmes d’électricité entre septembre 2023 et août 2024. Dans cette photographie, environ 20 % des sites pouvaient maintenir la fonction radio pendant plus de 15 minutes et environ 5 % résister six heures, hors alimentation de secours du transport. Ces chiffres de sites et le modèle ultérieur des appels d’urgence diffèrent par leur date, leur mesure et leur méthode. Ils ne forment pas une série temporelle et ne sont pas interchangeables.

Ils montrent pourquoi le régulateur a besoin d’indicateurs d’infrastructure et de résultats au niveau du service.

Pour un opérateur, la bonne question n’est pas seulement : « Combien de sites ont des batteries ? » Il faut demander quels clients peuvent accéder à quel service, par quel chemin encore disponible, pendant combien de temps, et quelle preuve confirme le rétablissement. Un dossier opérationnel crédible relierait durée de coupure et zone touchée à la couverture des cellules actives, aux appels d’urgence, à la disponibilité de la voix et des données ordinaires, aux heures-client perdues, à la coordination avec les fournisseurs ou le secteur électrique et à l’heure de retour de chaque service.

Le guide de juin évoque aussi les tests de basculement, les inventaires d’actifs exacts, la modélisation des services et la surveillance du nombre d’abonnés touchés.

La dépendance énergétique rend le problème intersectoriel, sans pour autant brouiller les obligations. Ofcom indique travailler avec le gouvernement, le secteur et Ofgem pour mieux comprendre et coordonner les risques liés à l’électricité. Le rapport de 2025 demande comment équilibrer la fiabilité du réseau électrique et les moyens de secours télécoms, si ceux-ci doivent être ciblés dans les zones les plus exposées aux pannes longues, et comment partager les informations sans doubler les investissements. Ce sont de vraies questions de planification commune.

Elles ne rendent pas le régulateur responsable de l’envoi de groupes électrogènes, ni une entreprise d’électricité responsable du rétablissement d’un service mobile.

La note 70 de Heng Lu fournit uniquement une question éditoriale : la continuité d’une fonction ne se confond pas avec la préservation de chaque institution ou autorité qui y est associée. Comme prisme, elle invite à préciser le service, l’opérateur responsable et la preuve de rétablissement. Elle n’apporte aucune preuve sur Ofcom ou le droit britannique.

Les conseils d’Ofcom sur les intempéries invitent les clients à recharger leurs appareils, conserver les numéros importants et envisager plusieurs opérateurs mobiles ; ils rappellent qu’un appel d’urgence peut passer par un autre réseau lorsque l’opérateur du client est en panne. Cette préparation peut réduire les dommages, surtout dans les zones rurales où les solutions de rechange sont moins nombreuses. Elle ne transfère pas aux ménages les obligations légales et opérationnelles de l’opérateur.

Le test concret d’une promesse de résilience est donc exigeant : préciser le service, la durée et la population, indiquer quelles dépendances ont été éprouvées et publier les preuves de rétablissement. Pouvoir appeler le 999 pendant une heure dans un modèle ne démontre ni quatre heures de haut débit, ni une zone rurale épargnée, ni un plan de reprise testé.

Sources