Summary

  • Nurani Nimpuno présidait le comité chargé de publier un avis annuel sur le respect de l’accord de service de numérotation de l’IANA, après la transition de 2016.
  • Le premier bilan relève deux demandes IPv4 et deux demandes d’ASN, exécutées correctement et dans les délais ; l’appel public de trente jours n’a reçu aucun commentaire.

Le silence a son propre chiffre

On imaginerait un audit de l’IANA entouré de graphiques vertigineux. Le premier rapport annuel permet de compter les opérations sur les doigts d’une main : deux demandes IPv4, deux demandes d’ASN. Toutes ont été satisfaites avec exactitude et dans les délais. Nurani Nimpuno présidait le comité qui a examiné ces données. La consultation publique, elle, a reçu zéro contribution. Le rapport donne un chiffre à l’activité et un autre à la participation ; ils racontent deux choses différentes.

Le dispositif remontait à la proposition de la communauté des numéros sur la transition de l’IANA. Cinq registres régionaux devaient disposer d’un contrat et d’un accord de niveau de service avec l’opérateur ; un comité composé de représentants des cinq régions publierait son avis sur l’exécution. Le mandat portait sur les prestations prévues par l’accord. Nimpuno figurait parmi les représentants désignés par la région RIPE pour l’équipe CRISP en novembre 2014. Elle a ensuite pris la présidence du comité d’examen.

Avec le vice-président Jason Schiller, elle a lancé en février 2018 un appel à commentaires de trente jours sur la matrice de performance de 2017. Date limite, adresse de réponse, destination des observations : le message donnait un mode d’emploi à ceux qui avaient quelque chose à signaler. Les rapports mensuels de l’opérateur fournissaient la piste chiffrée ; les usagers pouvaient y ajouter leur expérience.

Le bilan couvre avril à décembre 2017, tandis que son passage sur les demandes compte les opérations de mars à décembre. Les indicateurs avaient été élaborés en février. Le comité n’a relevé ni manquement ni quasi-manquement à l’accord, et a recommandé au conseil exécutif de la NRO de juger le service conforme. La boîte vide n’a pas empêché l’examen des quatre opérations. Elle figure dans le dossier, à sa juste place.

La page de Nurani Nimpuno à RIPE 80 fournit son identité et son portrait public. Des années auparavant, elle travaillait sur les demandes IPv6 des points d’échange. Cette fois, elle signait un bulletin pour un service dont la réussite fait peu de bruit. Quatre lignes remplies et une boîte vide : c’est une archive plus utile qu’un discours solennel.