- Kaldera se présente comme un FAI basé à Maurice au service de clients professionnels; son catalogue public rassemble accès Internet, infrastructure gérée, hébergement, cloud et téléphonie.
- PeeringDB rattache AS37722 à Kaldera et mentionne un peering public à JINX, LINX LON1 et MIXP, avec des installations d’interconnexion à Maurice, au Kenya, en France et en Afrique du Sud.
- La requête RIPEstat du 20 octobre 2026 montre six préfixes IPv4 et deux préfixes IPv6 observés pour AS37722 sur la fenêtre du 6 au 20 octobre; PeeringDB affiche séparément des comptes auto-déclarés de 100 préfixes IPv4 et 10 préfixes IPv6.
Pourquoi la dépendance se joue avant la technique
Pour une entreprise à Maurice, le choix d’un fournisseur Internet ne se limite pas au débit annoncé. Si l’accès, l’hébergement, la sauvegarde et la téléphonie sont commandés au même endroit, une difficulté de support, un changement de contrat ou une migration mal préparée peut toucher plusieurs fonctions à la fois. La question utile n’est donc pas seulement « qui fournit la ligne ? », mais « quels services critiques reposent sur la même relation opérationnelle ? ».
Kaldera se présente comme un FAI basé à Maurice au service de clients professionnels. Son catalogue public réunit l’Internet professionnel, le transit IP, l’IP global, le WAN et SD-WAN gérés, la supervision, le haut débit professionnel, la double pile IPv4/IPv6, un lien virtuel global, ainsi que l’infrastructure gérée, l’hébergement et la colocation en centre de données, les serveurs dédiés et gérés, le stockage cloud, la sauvegarde et l’archivage, le cloud public, puis 3CX PBX, les systèmes téléphoniques sur site, le PBX hébergé et les téléphones IP Fanvil.
Ce regroupement ne prouve pas à lui seul un niveau de service, une licence ou une performance. Il montre en revanche un mécanisme concret: un acheteur peut placer plusieurs dépendances opérationnelles dans une seule relation commerciale et technique. C’est là que la continuité, la sortie et la vérification des preuves deviennent des questions pratiques.
AS37722: la couche réseau que l’on peut recouper
PeeringDB identifie AS37722 comme le réseau de Kaldera et le décrit comme un réseau de type Cable/DSL/ISP. Un système autonome est l’identifiant qu’un réseau utilise dans le routage mondial; un préfixe est un bloc d’adresses IP annoncé depuis ce réseau; le peering est une interconnexion directe entre réseaux. Ces notions comptent parce qu’elles permettent de comparer l’auto-description de l’opérateur à des inscriptions publiques.
PeeringDB mentionne un peering public à JINX, LINX LON1 et MIXP, ainsi que des installations d’interconnexion à Maurice, au Kenya, en France et en Afrique du Sud. Ces entrées sont tenues par l’opérateur; elles ne constituent pas un banc d’essai indépendant. Le profil indique aussi des comptes auto-déclarés de 100 préfixes IPv4 et 10 préfixes IPv6, mis à jour séparément.
Ce que les données de routage ajoutent — et ce qu’elles ne disent pas
La vue des préfixes annoncés de RIPEstat, interrogée le 20 octobre 2026, montre six préfixes IPv4 et deux préfixes IPv6 associés à AS37722 sur la période du 6 au 20 octobre. Le résultat exclut les routes de très faible visibilité. Il s’agit donc d’une observation datée, pas d’un inventaire permanent.
L’écart avec les 100 préfixes IPv4 et 10 préfixes IPv6 affichés par PeeringDB est utile, mais il ne faut pas le lire comme une alerte. Un profil de registre dit ce que l’opérateur déclare; une observation de routage dit ce que des collecteurs ont vu. Pour un acheteur, la bonne pratique est de comparer les deux et de demander quelle preuve correspond au service réellement contracté. Aucune des deux vues ne mesure à elle seule la qualité de la connexion, la redondance ou le respect d’un niveau de service.
Ce que cela change pour un acheteur
Quand l’accès Internet, l’hébergement, la sauvegarde et la téléphonie sont commandés ensemble, un fournisseur unique peut réduire le nombre de contrats et simplifier le support. La même concentration peut toutefois allonger un changement de fournisseur: il ne suffit plus de déplacer une ligne, il faut aussi prévoir la migration des serveurs, la revue des enregistrements de domaine et de routage, puis de nouveaux tests des systèmes téléphoniques.
Le catalogue public ne montre ni les conditions contractuelles, ni les engagements de continuité, ni les procédures de sortie. Les équipes qui dépendent de ces services doivent donc cartographier leurs dépendances avant qu’un incident ne les rende urgentes. Les données PeeringDB et RIPEstat donnent des points de contrôle; elles ne remplacent pas les tests directs, les clauses de service ou les plans de reprise.
Ce que le dossier public ne prouve pas
Les pages consultées n’établissent pas une entrée de licence propre à Kaldera auprès de l’ICTA, un niveau de partenaire 3CX, une exclusivité Fanvil, une année de fondation, un effectif, un parrainage d’événement, un nombre de pairs, des transporteurs amont nommés ou des totaux de préfixes fixes. Ces affirmations ne devraient pas être reprises sans preuve directe. La page d’accueil de l’ICTA consultée présente le régulateur national des TIC, mais pas de liste de licences propre à Kaldera dans l’extrait disponible.
Le service WHOIS de l’AFRINIC est, lui, un point d’entrée vers le registre des ressources Internet africaines. Il ne constitue pas à lui seul une preuve de licence ou de performance commerciale. Le profil défendable reste donc précis: un FAI basé à Maurice décrit un catalogue professionnel large, un système autonome nommé apparaît dans des registres publics, et une observation de routage datée diffère des comptes auto-déclarés. Pour un acheteur, cela suffit à poser de meilleures questions sur la continuité, les chemins de sortie et la qualité des preuves.






