Summary

Le vieux bloc coupé au cordeau

Le calcul du registre tient sur une serviette : 65 536 adresses dans un /16, 32 768 dans chaque /17. La moitié haute change de titulaire ; la moitié basse reste à l’université. Mais la symétrie comptable dissimule le fait intéressant. Une moitié existait encore dans la vue publique du routage ; l’autre portait surtout, à cet instant, un droit enregistré.

Les heures rendent le mécanisme plus précis. La nouvelle fiche Medicus porte une inscription à 19 h 28 min 38 s UTC. La fiche Willamette a été modifiée à la même seconde, tout en conservant son origine de 1992. Le journal donne le transfert une seconde plus tard. Ces horodatages suivent l’écriture des registres. Pour dater une mise en service, il faudrait l’annonce BGP correspondante ou le journal de l’opérateur.

Le contraste de RIS avait déjà commencé la veille. Sa vue du 3 novembre à 00 h UTC affichait aussi zéro pair pour le /17 supérieur. Son champ historique situe la dernière route exacte observée au 14 avril 2014. Le registre a donc changé le titulaire d’une moitié déjà silencieuse dans cette mesure quotidienne. En face, le /17 inférieur conservé par Willamette avait AS29984 comme origine et apparaissait chez les 322 pairs de l’échantillon du 4 novembre.

Cette différence change la lecture d’une acquisition.

Un /17 représente 32 768 adresses sur le papier, qu’il soit annoncé ou non.

Un opérateur qui planifie une migration doit aussi savoir quel préfixe circule, d’où il part et à quelle date.

ARIN publie la cession et les titulaires ; RIS montre la visibilité observée.

Aucun prix ni plan d’utilisation de Medicus ne figure dans le journal public.

Le dossier disponible raconte une transmission de contrôle, suivie d’une photographie de routage très inégale.