Résumé

  • L’attribut facultatif geofeed d’APNIC permet à un mainteneur autorisé d’associer un flux HTTPS unique à une ressource d’adresses.
  • L’authenticité du pointeur ne garantit ni l’exactitude physique, ni l’exhaustivité, ni l’actualité de chaque ligne du CSV externe.

La provenance et la vérité géographique ne sont pas le même contrôle. Au moment du relevé, la fiche APNIC de 206.83.119.190 couvrait 206.83.112.0 - 206.83.119.255, indiquait le mainteneur MAINT-SPACEX-AP et renvoyait vers le fichier hébergé séparément. La fiche avait été modifiée en mars 2026. Le fichier lié, récupéré séparément en août, avait changé le matin même d’après son en-tête HTTP.

Ces deux dates appartiennent à deux systèmes. APNIC conserve le lien; l’opérateur publie le fichier; les fournisseurs de géolocalisation choisissent quand le récupérer et comment l’interpréter. Une fiche stable peut donc conduire à un contenu qui évolue sans nouvelle modification du registre.

Le guide APNIC de l’objet inetnum qualifie geofeed de champ facultatif et à valeur unique. Sa valeur est une URL HTTPS valide vers un CSV auto-publié. Le même guide définit mnt-by comme le mainteneur qui autorise et authentifie les modifications de l’objet protégé. On peut donc attribuer le placement du lien à la chaîne de maintenance de la ressource, sans attribuer à APNIC la vérification de chaque lieu.

Le mode d’emploi opérationnel d’APNIC sépare trois gestes: créer le CSV, l’héberger en HTTPS, puis inscrire son URL dans le Whois via MyAPNIC. Il rappelle aussi que le champ country d’une fiche maintenue par APNIC désigne l’économie d’enregistrement juridique de l’organisation, qui peut différer de l’endroit où le réseau est utilisé. Le support du champ a été annoncé le 18 août 2023.

La RFC 8805 décrit un Geofeed comme la carte auto-publiée d’un opérateur entre préfixes et indications facultatives de pays, région et ville. Elle demande aux consommateurs de vérifier l’autorité de publication et, lorsque c’est possible, l’exactitude des lieux. Elle recommande aussi une actualisation périodique, au moins hebdomadaire en l’absence d’une autre fréquence.

La RFC 9632 encadre la découverte: HTTPS est obligatoire, les lignes non signées hors de la plage de référence doivent être ignorées, et l’objet applicable le plus spécifique compte. Une signature RPKI peut renforcer l’authentification. Elle certifie cependant une déclaration, pas la présence physique d’un utilisateur ou d’un équipement.

Dans le flux observé, sept /24 et deux /25 situés dans le /21 de référence portaient Sydney. Cette capture prouve ce que le fichier déclarait à cet instant. Elle ne mesure ni terminal, ni passerelle satellitaire, ni centre technique, ni chemin de trafic.

Un relevé exploitable doit donc conserver la fiche d’origine, son contexte de maintenance, la plage la plus spécifique, l’URL, l’heure de récupération, les en-têtes, le condensat du fichier, la ligne correspondante et l’état de signature. L’exactitude demande ensuite des recoupements. Sans cette discipline, une preuve de chaîne de publication devient abusivement un verdict de localisation.

Sources