Résumé

  • ECCC fait état d’environ 110 participants, de plus de 60 organisations et de 24 pays européens lors de sa journée du 20 octobre, avec plus de 60 rendez-vous individuels.
  • L’appel au groupe consultatif stratégique indiquait un démarrage prévu au premier trimestre 2026. Le conseil a approuvé une liste proposée en octobre ; ECCC annonce que le groupe sera mis en place, sans publier ses membres ni la date de sa première réunion.
  • Le groupe doit conseiller la direction et le conseil sur les priorités et les programmes de travail. Les décisions restent au conseil d’administration.

Une belle série de chiffres, une question de gouvernance

Pour sa première Journée de la Communauté européenne des compétences en cybersécurité, le Centre européen de compétences en cybersécurité a retenu les indicateurs qui tiennent bien dans un communiqué. Le 20 octobre, dans le cadre de la Bucharest Cybersecurity Conference, environ 110 personnes de plus de 60 entreprises et organisations, issues de 24 pays européens, se sont retrouvées. ECCC compte plus de 60 rendez-vous individuels organisés par le réseautage et la mise en relation, en plus des présentations de projets et de capacités.

Ces rencontres peuvent déboucher sur des partenaires, des projets ou des investissements. ECCC les présente comme des occasions pour la suite, pas comme des subventions déjà attribuées. C’est précisément la différence entre une mise en relation utile et une décision de programme.

La question suivante porte sur le canal permanent : qui transforme l’expertise de cette communauté en avis formel sur les choix du Centre ?

La consultation officielle n’a pas suivi le calendrier annoncé

ECCC a lancé son appel au Strategic Advisory Group en novembre 2025. Il visait jusqu’à 20 membres, pour un mandat de deux ans renouvelable une fois, avec au moins trois réunions annuelles. Le démarrage du mandat était annoncé à titre indicatif pour le premier trimestre 2026. Le délai de candidature a ensuite été prolongé jusqu’au 15 janvier.

Le conseil d’administration et le réseau des centres nationaux de coordination se sont réunis à Chypre du 13 au 15 octobre. Dans son compte rendu du 16 octobre, ECCC indique que le conseil a approuvé une liste proposée de membres du groupe stratégique, qui « sera mis en place ». La première journée communautaire a suivi le 20 octobre. Le compte rendu de l’événement, publié le 26, détaille les participants et les rendez-vous, mais ne donne ni les noms des conseillers, ni une date de première réunion, ni un avis déjà rendu.

La page de gouvernance décrit le groupe et sa mission, sans publier de liste de membres ou de date de réunion. La page du conseil affiche ses décisions de 2026 et des procès-verbaux, mais aucun compte rendu d’octobre ni document public de nomination. Le public sait donc qu’une liste proposée a reçu l’accord du conseil ; il ne peut pas encore vérifier qui en fait partie ni quand le groupe commencera ses travaux.

Le réseautage et l’avis institutionnel ne sont pas interchangeables

Le groupe consultatif stratégique est l’un des trois organes de gouvernance d’ECCC. Il doit conseiller le directeur exécutif et le conseil sur l’Agenda stratégique et les programmes de travail annuels et pluriannuels. Il peut également organiser des consultations publiques, sous réserve de l’accord du conseil. Le directeur exécutif propose les membres ; le conseil les nomme au sein de la communauté.

Ce groupe n’est pas un second conseil. Le conseil d’administration adopte le programme annuel. L’appel précise aussi que les membres siègent à titre personnel, et non comme délégués de leur employeur ou d’un intérêt particulier. Une salle de 110 personnes crée des contacts. Le groupe consultatif doit fournir un avis continu avec des membres nommés et un calendrier connu.

ECCC a montré qu’il sait réunir la communauté et compter les rendez-vous qui en résultent. La prochaine pièce publique devrait rendre le canal consultatif aussi vérifiable : liste des membres nommés, date de début du mandat, première réunion et voie de transmission des avis jusqu’aux décisions du conseil. Le premier trimestre était une échéance indicative ; l’appel ne disait pas pourquoi l’approbation de la liste est intervenue en octobre.

Sources