• AfriNIC a retardé de onze mois l'inscription de Cloud Innovation, puis a supprimé l'entrée en dix jours

• Cloud Innovation a déposé une nouvelle requête en justice exigeant que le dossier soit corrigé


Les faits

AfriNIC a tardé onze mois avant d'inscrire Cloud Innovation dans son registre statutaire des membres, puis a supprimé l'entrée dix jours plus tard sans produire d'ordonnance judiciaire ni d'explication publique. Le séquestre, Gowtamsingh Dabee, s'était engagé en juin 2025 à rectifier le registre dans les quinze jours suivant une ordonnance de la Cour suprême. Cloud Innovation a déposé une nouvelle requête en justice exigeant que le dossier soit rétabli.

Cet effacement intervient après que le communiqué d'AfriNIC du 9 mai a suggéré que l'ordonnance du tribunal ne concernait que son registre des ressources, et non le registre statutaire prévu par la loi sur les sociétés.

Analyse

Ce n'est pas le premier échec de gouvernance d'AfriNIC sous séquestre. Le schéma s'accumule: retard dans l'exécution des décisions de justice, une élection contestée sur neuf motifs distincts, un conseil d'administration adoptant une politique contestée alors que sa légitimité est pendante devant les tribunaux. Le rôle du séquestre est de faire respecter la discipline, mais sa propre conformité aux injonctions judiciaires est désormais remise en question. Lorsque les ordonnances judiciaires peuvent être ignorées sans explication, l'institution fonctionne sans véritable responsabilité.

Pour les lecteurs de BTW, les enjeux sont structurels: un RIR qui traite la supervision judiciaire comme une orientation facultative sape la crédibilité de tout le système de numérotation internet africain.

À surveiller

Si la requête de CIL forcera AfriNIC à revenir sur l'effacement et à rétablir l'entrée au registre, et si les tribunaux mauriciens obligeront le séquestre à expliquer qui a ordonné la suppression et sur quelle autorité.

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