Résumé

  • Un amendement européen à la résolution 157 demande un meilleur suivi, un meilleur compte rendu et une meilleure mesure des résultats et de l’impact des projets dans le rapport annuel au Conseil.
  • La consigne principale ferait travailler le secrétaire général avec les directeurs des trois bureaux, là où le texte de 2022 citait le directeur du Bureau de développement.

Un projet peut remplir trois colonnes sans répondre à la quatrième : qui l’a financé, ce qui a été livré, combien cela a coûté — puis qu’est-ce qui a changé ? C’est cette dernière case que les administrations européennes veulent voir apparaître dans le rapport annuel de l’UIT au Conseil. Leur addendum 29, versé au registre de PP-26, demande de renforcer le suivi, le compte rendu et la mesure des résultats et de l’impact des projets.

La résolution 157 en vigueur depuis 2022 oblige déjà le secrétaire général à rendre compte chaque année de l’exécution des projets. Elle prévoit aussi des informations régulières au Conseil sur les objectifs, les produits, les financements et les donateurs. Une base de projets ouverte aux parties prenantes doit couvrir les trois secteurs et le Secrétariat général; les coûts figurent dans les documents budgétaires. L’Europe propose donc d’ajouter une épreuve à un circuit de reddition des comptes existant : décrire ce que le projet a produit ne suffit plus à raconter son effet. Le futur rapport devra choisir comment l’établir, projet par projet.

Le changement institutionnel tient à quelques mots. La consigne de 2022 associe étroitement le secrétaire général au directeur du Bureau de développement. L’amendement y place les directeurs des trois bureaux. Une autre disposition demandait déjà la collaboration des responsables de la radiocommunication et de la normalisation pour les initiatives régionales. La proposition met la direction commune dès l’ouverture des instructions relatives à l’exécution des projets. Elle évite qu’un projet partagé se présente au Conseil comme l’affaire d’un seul bureau dès que vient le moment d’expliquer son résultat.

La conférence de Doha doit voter le texte en novembre. Ensuite, le rapport annuel sera la pièce intéressante : une activité achevée peut-elle être reliée à un résultat observé, à une date et à un responsable identifiable ? Le tableau des dépenses est déjà ouvert. L’Europe demande maintenant que la dernière colonne cesse de jouer à cache-cache.

Sources officielles