Résumé
- Après avoir annoncé des saisies et une campagne nationale contre les revendeurs Wi-Fi sans licence, l’UCC ouvre un recensement et crée un comité chargé d’étudier les licences.
- Le cadre prévoit déjà des licences régionales de services publics et de revente de capacité. L’UCC n’a pas encore indiqué laquelle s’applique aux exploitants de hotspots.
En Ouganda, l’autorité des télécommunications veut d’abord inscrire les revendeurs publics du Wi-Fi sur un registre, puis leur préciser quelle licence leur convient. L’ordre des opérations compte : cette liste peut servir à régulariser les entreprises ou à repérer celles que l’on peut fermer.
Le 15 octobre, l’Uganda Communications Commission (UCC) a déclaré qu’environ 4 000 fournisseurs sans licence vendaient un accès Wi-Fi public dans le pays. Elle a annoncé une opération nationale d’identification et de saisie des routeurs, et indiqué qu’elle travaillait avec l’administration fiscale pour bloquer l’importation d’équipements par ces opérateurs. L’UCC estime à 148 milliards UGX la perte annuelle de recettes fiscales. Son communiqué ne décrit ni le décompte des fournisseurs ni le calcul fiscal : ces deux chiffres restent donc des estimations de l’autorité, pas un recensement vérifiable. (UCC, 15 octobre)
Cinq jours plus tard, l’étape suivante avait changé. Après une rencontre avec des membres de la Kampala City Traders Association (KACITA), le directeur général de l’UCC a annoncé un comité chargé d’étudier les modalités de licence des revendeurs de hotspots Wi-Fi. Une opération d’enregistrement doit relever leur nombre, leurs lieux d’activité, leurs équipements et d’autres données opérationnelles. La Commission dit que ces informations orienteront la suite des discussions. Elle ajoute que l’échéance de conformité ne peut être prolongée de façon à légaliser une activité illicite, tout en laissant les discussions chercher des solutions. (UCC, 20 octobre)
Le cadre de licences existe déjà. Les catégories publiées par l’UCC comprennent les licences de fournisseur national ou régional de services publics. Elles autorisent la voix et les données ou la revente de capacité ; les exigences de candidature citent explicitement l’accès à Internet. La loi impose une licence de la Commission pour fournir des services de télécommunications. Mais l’UCC n’a pas encore rattaché publiquement les revendeurs de hotspots à une catégorie, annoncé une nouvelle classe ou défini le passage du registre à l’autorisation. Le comité doit rendre cette classification concrète. (Descriptions des licences UCC ; exigences de candidature ; loi de 2013, articles 22 et 78)
Selon l’UCC, le président de la KACITA a demandé la suspension de l’échéance et des indications sur la licence appropriée. Le texte de sa déclaration n’est pas joint au compte rendu de la Commission. Le débat public porte donc sur le calendrier : les vendeurs demandent du temps et une voie de conformité ; le régulateur maintient l’échéance tout en ouvrant un processus pour définir cette voie.
Le registre est une collecte d’informations, pas une licence. Sa portée dépendra de ce que l’UCC publiera ensuite : les critères de classement, les frais et obligations, l’accès des revendeurs existants à une autorisation et le traitement de l’application des sanctions pendant la procédure. Une première liste des lieux et des équipements peut aider à organiser un service fiable et responsable. Sans règle reliant ces données à une décision de licence, la même liste facilite aussi l’identification des opérateurs les plus exposés à un retrait.
L’UCC n’a pas publié la méthode derrière son estimation de 4 000 fournisseurs. Un état initial daté par exploitant permettrait de savoir s’il s’agit d’une population mesurée ou d’un ordre de grandeur utilisé pour l’action. Le sujet n’est pas de savoir si le Wi-Fi doit être réglementé. Il est de voir si l’autorité peut transformer son pouvoir général de licence en catégorie praticable avant que le registre ne devienne une carte des fermetures.
Sources
- Uganda Communications Commission, « Press Release on Illegal Wi-Fi Hotspots », 13 octobre 2026, publié le 15 octobre.
- Uganda Communications Commission, « UCC Engages KACITA WiFi Resellers as Enforcement Looms », 20 octobre 2026.
- Uganda Communications Commission, « Description of Telecom Licenses and Authorisations ».
- Uganda Communications Commission, « License Application Requirements for the New Telecom Licenses ».
- Uganda Communications Act 2013, articles 6, 22 et 78.
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