Résumé

  • Nokia crée à Riyad son premier centre de R&D en Arabie saoudite afin de développer des logiciels d’automatisation des réseaux, notamment SMO, SON, Autopilot et rApps
  • Le recrutement a commencé et l’entité saoudienne de Nokia prévoit un démarrage des activités sous deux mois, tandis que le montant de l’investissement et les effectifs n’ont pas été communiqués

Les faits

Nokia crée son premier centre de recherche et développement en Arabie saoudite, avec une équipe basée à Riyad qui se consacrera aux logiciels d’automatisation des réseaux. L’entreprise a indiqué que les ingénieurs travailleront sur la gestion et l’orchestration des services, les Self-Organising Networks, Autopilot et les rApps, tout en explorant également une technologie 6G nativement fondée sur l’IA. Ces logiciels sont destinés aux clients d’Arabie saoudite et d’autres marchés.

Dans son annonce, Nokia a présenté le centre comme ayant ouvert le 1er septembre. Ali Jitawi, qui dirige l’entité de Nokia en Arabie saoudite, a déclaré séparément que le recrutement avait commencé et que les activités devraient démarrer sous deux mois, une fois les embauches terminées. Nokia n’a communiqué ni le montant de l’investissement, ni le nombre d’ingénieurs que l’entreprise prévoit d’employer, ni la première version de produit qui sera issue de l’équipe de Riyad. La création du centre fait suite à un accord conclu plus tôt cette année entre Nokia et Saudi Arabia's Ministry of Communications and Information Technology.

L’analyse

Nokia implante en Arabie saoudite une partie de ses activités de développement de logiciels réseau, au lieu de limiter le nouveau site aux ventes ou à l’assistance à la clientèle. Les ingénieurs de Riyad devraient travailler sur des logiciels servant à configurer, surveiller et automatiser les réseaux de télécommunications.

L’étendue des responsabilités de l’équipe de Riyad reste incertaine. Nokia n’a pas précisé quels produits ou quelles versions logicielles seront pilotés depuis le centre, quelle taille atteindra l’équipe d’ingénierie, ni si un opérateur saoudien a accepté de tester des logiciels qui y seront développés. Ces éléments permettront d’évaluer l’importance réelle des activités du centre.

Pour les lecteurs de BTW, la preuve la plus claire viendra de l’intégration de logiciels développés à Riyad dans un réseau en exploitation. Une version identifiée et son déploiement chez un client montreraient que le centre contribue directement au portefeuille d’automatisation de Nokia, plutôt que de servir principalement de base régionale d’ingénierie.

À surveiller

Il faudra observer la date de démarrage des activités du centre de Riyad, le nombre d’ingénieurs recrutés par Nokia et les produits sur lesquels ils travailleront. La première version logicielle identifiée qui y sera développée sera particulièrement révélatrice. Des essais ou des déploiements par des opérateurs de solutions SMO, SON, Autopilot ou rApps développées à Riyad montreraient que l’équipe passe du recrutement au travail de production.