Résumé

  • EI Towers est le principal opérateur indépendant de tours de diffusion en Italie, mais le dossier accessible pour cette note ne documente sa propriété, sa dette et les termes de son contrat que par des sources tierces, et non par des dépôts réglementaires, des documents d’offre publique ou des décisions d’autorité.
  • Le projet de rapprochement avec Rai Way, rapporté en décembre 2024, a dépassé les échéances du 15 juin et du 30 juin 2026 sans accord, et le désaccord rapporté portait sur la durée du contrat de service conclu avec MFE-MediaForEurope.

BTW répertorie EI TOWERS S.P.A. dans son annuaire comme contexte de qualité d’adhérent RIPE NCC et de gouvernance des ressources de numérotation. Cette entrée indique explicitement que cette qualité ne prouve pas que la société vend des services de fournisseur d’accès, de transit IP, de cloud, de registre ou de réseau géré, et rien de ce qui suit ne doit être lu comme une telle affirmation (entrée d’annuaire).

Qui la contrôlait selon le dossier, et quand. Les articles de presse conservés pour cette note décrivent EI Towers comme détenue à 60 % par le fonds d’infrastructure italien F2i SGR et à 40 % par MFE-MediaForEurope, anciennement Mediaset, et rattachent cette structure à une offre publique d’achat volontaire lancée en juillet 2018 par 2i Towers S.p.A., véhicule détenu indirectement à 60 % par F2i et à 40 % par Mediaset (f2isgr.it). Les mêmes sources décrivent F2i comme ayant obtenu le contrôle exclusif en octobre 2018 (bebeez.eu) et indiquent que les actions ont été radiées de la Bourse de Milan le 19 octobre 2018 (euronext.com). Chacune de ces affirmations est datée. Une radiation achevée en 2018 et une information de niveau agrégé n’établissent pas la table de capitalisation d’aujourd’hui, et cette note ne les présente pas comme la propriété actuelle.

À quoi ressemble la base d’actifs selon les mêmes sources. Sur le plan opérationnel, les articles conservés décrivent un portefeuille de tours de transmission longue portée et de toits urbains utilisés par des opérateurs mobiles, indiquent que le groupe gérait environ 2 400 sites fin 2022, et décrivent des services de contribution et de distribution de signal pour la Lega Serie A touchant des diffuseurs et des détenteurs de droits, dont DAZN, Sky Italia, Rai et Mediaset (eitowers.it). Lus comme repères de taille datés, ces éléments décrivent le type d’infrastructure en cause. Ils n’établissent ni le nombre actuel de sites, ni la colocation, ni la concentration de la clientèle, ni la composition du chiffre d’affaires, ni la valorisation.

Le point le plus faible du dossier est la structure financière. Le seul ratio d’endettement conservé fait état d’une dette nette de 317,7 millions d’euros à fin 2017, avec un ratio dette nette sur EBITDA d’environ 2,4 fois contre un objectif annoncé d’environ 2,5 fois, atteint un an avant l’échéance ; les mêmes sources indiquent que des chiffres postérieurs à la radiation ne sont pas aisément disponibles (marketscreener.com). Un ratio vieux de neuf ans ne peut porter aucune conclusion sur l’endettement actuel, la pression de refinancement, la capacité d’acquisition ou la valeur des fonds propres, et cette note ne le reconduit pas.

Le dossier transactionnel est plus récent, et il s’est arrêté. Les articles conservés décrivent un protocole d’accord non contraignant signé en décembre 2024 par RAI, F2i et MFE-MediaForEurope, ouvrant des négociations sur un rapprochement entre EI Towers et Rai Way. Les discussions ont dépassé les échéances du 15 juin et du 30 juin 2026, et aucun accord de fusion n’a été conclu à l’échéance du 30 juin 2026, ce que les mêmes sources présentent comme la fin des perspectives d’opération dans ce cadre (telecompaper.com). Ces sources attribuent le blocage aux termes contractuels : RAI demandait une prorogation de quinze ans du contrat de service d’EI Towers avec MFE au-delà de 2037, tandis que MFE n’avait accepté que 2037, en plus d’un désaccord sur la structure de participation envisagée. Il s’agit d’un récit rapporté d’un cadre qui a expiré, et non d’un fait de registre ou de dépôt établissant que l’opération est définitivement close.

Le marché concerné est concentré. Les sources conservées décrivent INWIT comme créée en 2015 à partir des actifs de tours de Telecom Italia puis fusionnée avec les tours de Vodafone Italy en mars 2020 pour détenir plus de 22 000 tours, avec TIM et Vantage Towers comme principaux actionnaires, et décrivent Cellnex comme exploitant plus de 8 000 tours en Italie après des acquisitions commencées en 2015 (cellnex.com). Ces chiffres sont des repères de taille datés servant à la comparaison. Ils n’établissent ni les parts de marché actuelles, ni la qualité comparable des actifs, ni la colocation, ni la concentration, ni les synergies de fusion.

Où l’évidence s’arrête. Aucun document de société, rapport annuel, document d’offre publique, décision d’autorité ou extrait de registre n’a été examiné pour cette note, et les justificatifs de source conservés portent des adresses et des titres de domaine sans passages verbatim de l’éditeur. Les pourcentages de propriété actuels, la dette actuelle et ses termes, la colocation et l’économie contractuelle, ainsi que tout décompte de sites postérieur à 2022, sont donc non prouvés ici plutôt qu’estimés. Le constat défendable porte une date : les faits décisifs de stratégie d’entreprise concernant le principal opérateur indépendant de tours en Italie ne sont attestés par aucun document primaire dans le dossier accessible, et le rapprochement qui a dominé 2024-2026 s’est arrêté à une échéance, non à une signature. Le prochain changement d’état sur ce marché se manifesterait par un instrument contraignant de source primaire, non par une nouvelle série d’articles.