- Le processus électoral du syndic est désormais confronté à des allégations d'outrage au tribunal
- Un conseil contesté a déjà approuvé des politiques affectant les détenteurs de ressources
Le fait
La Cour suprême de Maurice a placé l'AFRINIC sous administration judiciaire en septembre 2023 pour stabiliser le registre Internet régional de l'Afrique, superviser les élections du conseil d'administration et rétablir une gouvernance normale. Le syndic officiel Gowtamsingh Dabee a ensuite pris en charge le processus électoral du conseil, le vote étant annoncé pour le 23 juin 2025. Ce processus a été entaché de plaintes, d'allégations d'intervention extérieure et de différends concernant le mécanisme de vote. Dabee a alors annulé l'élection, fixé un nouveau calendrier et relancé le processus. Le processus qui en a résulté a fait l'objet d'une requête judiciaire alléguant neuf violations de procédure, notamment des directives non conformes, un comité de nomination contesté, des restrictions de vote, des irrégularités dans la liste des candidats et une éligibilité des électeurs contestée. Sous la même administration judiciaire, la correction de l'adhésion ordonnée par le tribunal pour Cloud Innovation a été retardée de plusieurs mois, inscrite le 13 mai 2026, puis discrètement retirée neuf jours plus tard.
L'évaluation
Le problème juridique est que le mécanisme de réparation nommé par le tribunal pour l'AFRINIC semble désormais produire de nouveaux défauts de gouvernance. Dabee était censé gérer le processus, pas refaire les règles du contrôle institutionnel. En annulant et en relançant l'élection, en façonnant les directives, en supervisant le cadre de nomination et de vote, et en présidant à un renversement du registre des membres, le syndic est devenu plus qu'un administrateur neutre. La critique est plus vive parce que le conseil contesté a déjà ratifié des politiques substantielles, y compris des décisions relatives au transfert d'adresses et à la gestion des abus affectant les détenteurs de ressources dans toute l'Afrique. Cela expose l'AFRINIC à un défi structurel: si l'autorité du conseil est sous le coup d'une contestation judiciaire, les politiques qu'il a approuvées pourraient souffrir du même problème de légitimité.
Ce qu'il faut surveiller
L'audience pour outrage du 7 juillet 2026 constitue le prochain test juridique. Il faudra surveiller si le tribunal juge la conduite électorale de Dabee non conforme, si les décisions politiques du conseil contesté sont contestées, et si le retrait de l'adhésion de Cloud Innovation devient un élément d'une affaire plus large selon laquelle l'administration judiciaire n'a pas réussi à rétablir une gouvernance légale. Voir aussi: AfriNIC: disparition du registre des membres.






