Summary

  • Dans sa réponse au projet européen sur le cloud et l'IA, la PTS critique l'article 29, paragraphe 6 : si l'évaluation des risques exige un changement de service, l'administration aurait douze mois après cette évaluation pour terminer la migration.
  • La PTS énumère quatre tâches pour les systèmes vitaux : rompre le contrat, étudier la solution, passer un marché et déployer. Les comprimer menace la continuité et la sécurité de l'information.

Un rapport de risque peut conclure en une journée. Le remplacement d'un système qui sert une administration entière commence alors à peine. C'est le décalage mis en cause par l'autorité suédoise des postes et télécommunications dans sa réponse du 2 octobre au ministère des Finances. Le projet de Cloud and AI Development Act prévoit, selon la PTS, douze mois pour quitter un service cloud lorsque l'évaluation des risques l'exige. L'échéance part de la conclusion de l'évaluation.

Les étapes que décrit la PTS ont chacune leur propre responsable. Il faut d'abord mettre fin au contrat existant, examiner les solutions possibles, mener une procédure d'achat puis installer le nouvel environnement. Pour une application critique, l'ensemble prend généralement bien plus d'un an. Le raccourci réglementaire peut ainsi déplacer le risque vers la dernière étape, celle où les données et le service changent effectivement de mains. La PTS demande un délai plus long ou la possibilité de l'étendre selon la complexité du système, son caractère critique et l'ampleur d'une interruption.

Un deuxième mécanisme du projet touche la liste des fournisseurs disponibles. D'après la PTS, l'article 30, paragraphe 2, obligerait les administrations à acheter des services cloud et d'IA reconnus au moins au niveau d'assurance européen 1. Un fournisseur actuel sans cette reconnaissance pourrait perdre son contrat. La Suède doit donc aussi mettre en place une procédure nationale de reconnaissance; la PTS craint que les prestataires suédois soient écartés des achats publics si elle arrive trop tard. Ce dossier d'agrément et le délai de douze mois sont deux causes distinctes de changement.

Dans son résumé public, la PTS soutient l'objectif européen de réduire la dépendance à quelques fournisseurs extra-européens. Elle conteste la façon de faire entrer un système réel dans une case temporelle. Son avis ne chiffre ni les administrations suédoises concernées ni le coût mesuré d'une migration en un an.