• Un sondage Leger a révélé que 81% des personnes interrogées craignaient une hausse des factures d'électricité, tandis que 79% citaient des préoccupations environnementales (électricité, eau et émissions).

• Le soutien aux centres de données canadiens dépasse l'opposition, mais des divisions presque égales au niveau local annoncent des batailles d'implantation.



Les faits

Un sondage Leger mené auprès de 1 505 Canadiens entre le 10 et le 13 juillet a révélé que 81% des répondants craignaient que les centres de données d'IA n'augmentent les factures d'électricité des ménages. Une proportion similaire, 79%, a cité des préoccupations environnementales, notamment la consommation d'électricité et d'eau ainsi que les émissions de gaz à effet de serre.

Le sondage a révélé que 46% des personnes interrogées soutiennent la construction de centres de données pour soutenir les services d'IA canadiens et donner au Canada un plus grand contrôle sur ses données, tandis que 37% s'opposent à cette idée. L'opinion est plus partagée concernant le développement local: 44% soutiennent un centre de données dans leur propre province, contre 42% qui s'y opposent.

Concernant l'approvisionnement en électricité, 58% estiment que les gouvernements provinciaux ou les services publics devraient fournir l'électricité. Un peu moins d'un tiers estiment que les entreprises ne devraient avoir accès à l'alimentation publique que si elles paient l'intégralité du coût de l'électricité et des infrastructures nécessaires, tandis que 31% pensent que les opérateurs devraient subvenir à leurs propres besoins énergétiques.

Le sondage en ligne n'a pas utilisé d'échantillonnage aléatoire, il ne peut donc pas se voir attribuer une marge d'erreur. Global News rapporte que la plupart des expansions canadiennes prévues devraient avoir lieu en Alberta, où les installations pourraient utiliser une production dédiée au gaz naturel plutôt que de dépendre du réseau électrique public.

L'évaluation

Les Canadiens étaient plus positifs lorsque les centres de données étaient présentés comme soutenant les services d'IA nationaux et un plus grand contrôle sur les données canadiennes que lorsqu'ils étaient interrogés sur un projet dans leur propre province. Le sondage n'établit pas pourquoi cet écart existe, mais ses conclusions sur les factures d'électricité, la consommation d'énergie et la consommation d'eau montrent quelles préoccupations locales sont déjà importantes.

La question pratique est de savoir si de nouvelles capacités s'accompagnent d'un plan clair pour fournir et financer leurs besoins en électricité et en eau. Ce sondage ne pointe pas un modèle préféré, mais il montre que les conditions de l'approvisionnement public en électricité—y compris qui paie pour l'électricité et les infrastructures de soutien—importent pour les répondants. Cela fait de la répartition des coûts une partie du projet en plus de la disponibilité de l'énergie.

Les divulgations sur la production, les connexions au réseau et l'utilisation de l'eau montreraient si les infrastructures de soutien sont incluses dans le budget de l'opérateur ou laissées au système plus large. Le sondage ne peut prédire les décisions réglementaires ou les résultats du projet, mais il indique que les bénéfices d'investissement et de souveraineté des données peuvent être mis en balance avec ces exigences locales.

Ce qu'il faut surveiller

Surveillez les décisions provinciales ou des services publics qui précisent qui paie pour les connexions des centres de données et la production dédiée, ainsi que les divulgations des projets sur l'utilisation de l'eau. L'Alberta est le marché à court terme le plus clair car la plupart des expansions canadiennes prévues y sont attendues. Les tarifs, les accords d'interconnexion et les plans d'autoproduction montreraient comment les opérateurs et le système électrique plus large répartissent les coûts de soutien.