• 1,67 € en numéraire plus 0,218 nouvelle action Poste par action TIM, appuyé par Kearney, Evercore et Goldman Sachs

• Poste possède déjà 20 % de TIM et cherche à en obtenir le contrôle total, mais n'a pas encore publié de plan pour diriger l'entreprise combinée.



Les faits

Le conseil d'administration de TIM a approuvé à l'unanimité l'offre en numéraire et en actions de Poste Italiane pour les actions qu'elle ne détient pas encore. Les actionnaires qui accepteront recevront 1,67 € en numéraire et 0,218 action nouvellement émise de Poste pour chaque action TIM. TIM a indiqué que le conseil considérait l'offre comme financièrement équitable et qu'il voyait favorablement sa justification industrielle. La décision a fait suite à une analyse de la direction de TIM et de Kearney, ainsi qu'aux avis d'Evercore et de Goldman Sachs sur l'équité financière de l'offre.

Ces avis ont été préparés pour le conseil et ne constituent pas un conseil aux actionnaires individuels.

Poste détient 20,104 % de TIM et cherche à acquérir les 79,896 % restants. Les actionnaires peuvent accepter l'offre du 20 juillet au 11 septembre, avec un paiement prévu le 18 septembre, sauf modification du calendrier. TIM a reporté la mise à jour de son plan d'affaires jusqu'à ce que l'offre soit finalisée et que la situation de propriété qui en résulte soit claire.

Par ailleurs, le tribunal de Milan a rejeté la demande de mesures provisoires d'INWIT concernant le retrait de TIM de leur Master Service Agreement. INWIT a déclaré que la décision ne réglait pas l'interprétation du contrat ni sa durée de validité, et a indiqué qu'elle poursuivrait le litige par un procès complet. Le différend reste non résolu.

L'évaluation

Le conseil d'administration de TIM a évalué l'offre et sa justification stratégique, mais les actionnaires ne disposent toujours pas d'un plan publié sur la manière dont Poste dirigerait l'entreprise si elle en prenait le contrôle. Poste a évoqué la combinaison de son réseau de distribution, de ses relations clients et de ses services numériques avec l'activité de connectivité de TIM. Cela identifie les actifs que chaque entreprise apporterait à l'opération. Cela n'explique pas comment leurs budgets, systèmes, achats ou opérations réseau seraient combinés.

Un changement de propriétaire ne résoudrait pas non plus le différend contractuel distinct de TIM avec INWIT.

Pour les lecteurs de BTW, le contrôle donnerait à Poste une plus grande influence sur le conseil d'administration, le plan d'affaires et l'allocation du capital de TIM. Cette autorité pourrait affecter les dépenses réseau, les contrats fournisseurs et les arrangements relatifs aux tours, mais aucune des deux entreprises n'a annoncé de tels changements. Le plan d'affaires actualisé de TIM, les éventuels changements au conseil et toute mesure d'intégration formelle montreront comment Poste entend diriger TIM.

Tant que ces détails ne seront pas publiés, il n'y a aucune preuve que les dépenses réseau augmenteront, que les coûts baisseront ou que la stratégie concernant les tours changera.

Ce qu'il faut surveiller

Surveillez le nombre d'actionnaires qui accepteront l'offre d'ici le 11 septembre et si Poste atteint ou renonce à l'exigence de propriété minimale. Après la clôture de l'offre, le plan d'affaires actualisé de TIM et les éventuels changements au conseil devraient montrer si Poste a l'intention de modifier les investissements réseau, les achats ou les opérations de service. Dans le litige avec INWIT, une décision de justice ou un règlement clarifierait les obligations des entreprises en vertu du Master Service Agreement.